Booklog de juillet

Bonjour à tous, c’est déjà le mois de Juillet et pour certains les vacances. Voici donc une petite sélection de livres que vous pouvez prendre avec vous. Il y a du livre papier, du kindle, bref il y en a pour tous les goûts.
J’ai fait un effort, je n’ai mis que des livres qui m’ont vraiment plu 😉

  • Un océan de rouille, par C. Robert Cargill (sur amazon).
    Un livre de SF, mon coup de coeur du mois. Dans un monde post apocalyptique (les robots ont tué tous les humains), nous suivons les aventures de fragile, un robot qui tente de survivre dans l’océan de rouille. Sans que ce soit de la grande littérature il y a tout ce qu’il faut pour faire une lecture plaisante de quelques heures, idéal pour les vacances.
  • Backup, de Guy-Roger Duvert (sur amazon)
    Un autre livre de SF dans un monde un peu cyberpunk, avec de la copie de la conscience dans des clones, une IA qui protège les humains, etc. Il y a un peu tous les poncifs du cinéma, et pour cause puisque l’auteur est compositeur de musiques de films et réalisateur. Là aussi un livre qui passe très bien pour la période estivale.
  • Bios, par Robert Charles Wilson (sur amazon)
    Dernier livre de SF du mois, Bios est un roman de Wilson, connu pour Spin ou Blind Lake. Assez étonnamment celui-ci a été moins apprécié par la critique que ses autres bouquins, alors que je trouve que c’est un des mieux ^^. Globalement il s’agit d’une histoire de découverte d’un planète invivable pour l’être humain car tout l’écosystème est incompatible avec notre biologie. Pour explorer l’endroit, la terre va envoyer un humain génétiquement modifié sur place. L’écriture de Wilson est particulière donc c’est un peu quitte ou double. Personnellement j’ai bien aimé.
  • Bad Blood, de John Carreyrou (sur amazon)
    C’est l’histoire invraisemblable de la startup Theranos, qui s’est révélé être finalement une imposture. Le style est un peu pénible, mais c’est passionnant. C’est objectivement un must-read.
  • Les stratégies absurdes (comment faire pire en croyant faire mieux), par Maya Beauvallet (sur amazon)
    Un tout petit livre qui montre les effets négatifs de la folie du management qui objective tout, mais mal. C’est à la fois drôle mais tellement en phase avec le monde tel qu’il est maintenant. Je vous engage à le lire pour votre édification 😉

Et voilà, c’est tout pour le booklog, bonnes vacances à ceux qui partent, bon courage aux autres !

Booklog de juin

Bonjour à tous ! Revoici le booklog en version papier, avec quelques très livres ce mois-ci… du bon et du moins bon 😉

J’aime lire !

Voici donc ma sélection du moment :

  • Comment rendre nos idées claires: La logique de la Science par Charles S. Peirce.
    Philosophe, fondateur du courant pragmatiste avec quelques autres, Peirce expose quelques unes de ces idées dans ce livre. C’est rapide à lire et ça fait réfléchir, même si c’est pas le clou de la sélection du mois.
  • Lettres à Alan Turing par par plein de monde sous la direction de Jean-Marc Lévy-Leblond.
    L’ouvrage est collectif : il s’agit de lettres « envoyées » à Turing par quelques grands noms. Sans aucune surprise c’est donc très inégal puisqu’on va de textes très convenus, d’autres qui réécrivent un peu l’histoire, et certains très intéressants. Dans tous les cas je pense que cela vaut le coup d’être lu car à tout le moins cela donne des informations sur notre époque et sa perception du « phénomène » Turing.
  • La théorie de la relativité restreinte et générale par Albert Einstein.
    Il y a de nombreux physiciens qui ont écrit à propos de la relativité, parmi eux il y a celui-ci, Albert Einstein. Même si le livre date de 1916, on a l’impression qu’il maitrise plutôt bien le sujet, ce qui est appréciable.
    Blague à part c’est toujours intéressant d’avoir l’explication par celui qui est à l’origine du sujet, et c’est finalement pas si dur que ça à lire (enfin c’est mon avis) pour quelqu’un qui a 2/3 notions de maths.
  • La Désobéissance civile par Henry D. Thoreau.
    Thoreau est un personnage que je trouve personnellement très fascinant, philosophe qui a théorisé la désobéissance civile, il a aussi choisi de se rapprocher d’une vie plus simple, dans la nature, pendant quelques années (ce qui lui a permis d’écrire un livre – Walden Pond – sur le sujet). Pour l’anecdote, le terrain de Walden Pond où il s’était retiré en partie appartenait à Ralph Waldo Emerson.
    Bref, un livre que je vous conseille vivement, et qui quelque part mérite d’être plus lu à notre époque.
  • Hipsters par Norman Mailer.
    J’ai le sentiment d’avoir déjà proposé ce livre dans le booklog. Mais je pense que si vous ne l’avez pas lu vous devriez le faire maintenant.
  • Hands-On Machine Learning with Scikit-Learn and TensorFlow : Concepts, Tools, and Techniques to Build Intelligent Systems par Aurélien Géron.
    Bon là c’est le bouquin technique du mois 😉 Si comme Sylvain V. qui est un visiteur régulier du booklog vous hésitez entre R et Python, vous découvrirez grâce à cet excellent libre comment utiliser scikit-learn efficacement, vous aurez aussi pas mal d’insights sur tensorflow (perso je suis pas super fan donc bon joker). C’est très bien écrit, la progression pédagogique est là, pour moi c’est un bouquin indispensable si vous êtes intéressé par le machine learning (et par faire du Python).

Et voilà, c’est terminé pour ce booklog, bonne lecture !

Télétravail, travail à distance, travail à la maison

Avec la période du confinement on a beaucoup eu l’occasion d’évoquer les problématiques autour de la notion qui semble floue pour beaucoup de télétravail et de travail à distance/à la maison. « Evoquer », « notion floue », je n’utilise pas ces mots par hasard, il y a clairement une compréhension très diverse de tout ça, ce qui m’a permis de me prendre la tête périodiquement avec pas mal de monde à ce sujet (c’est aussi à ça que servent les réseaux sociaux d’ailleurs).

Pour commencer je vais bien entendu partir de l’anecdotique et donc de mon expérience personnelle. Vu les différents métiers que j’ai pu faire depuis ma prime jeunesse (hors la poissonnerie), je fait du travail « où je peux » depuis toujours et ça m’a toujours bien plu. Et quand j’ai quitté l’Université pour monter les ix-labs, je tenais à avoir des bureaux, mais aussi à avoir la flexibilité maximale (pour bosser en voyageant, pour que les collaborateurs puissent choisir leur mode de travail, etc.).
Les ix-labs, c’est une entreprise qui est en mode télétravail pour tout depuis toujours (tout sauf les formations que nous avons choisi jusqu’ici de faire en présence, ce qui va changer au moins en partie prochainement). Pourtant nous avons toujours eu des (grands) bureaux. Nous avons également le choix d’être dans les bureaux, chez soi, ou ailleurs pour travailler.

Comment est-ce possible ? Car l’entreprise est organisé en télétravail. C’est mon premier point : le télétravail ce n’est absolument pas une caractéristique de la localisation d’un travailleur, c’est d’abord un mode d’organisation d’une entité. Le mode télétravail c’est faire en sorte que la localisation de chacun ne soit ni un obstacle ni une nécessité à toutes les tâches qui ne sont pas physiquement attachées à un lieu (les activités de la plupart des artisans, des ouvriers, des commerçants, ne sont donc pas compatibles avec ce mode d’organisation).

Dans certains secteurs très tertiarisés c’est donc possible dans des proportions conséquentes. Et cela passe par la mise en place de routines pensées à l’avance. Une des premières choses c’est les modes de communication : gommer l’importance de la localisation cela veut dire rendre asynchrone la quasi totalité des communications. Cela a un bénéfice évident quand chacun est à un bout de la planète, avec des rythmes différents, mais cela a aussi un intérêt quand on est dans le même bureau : on peut éviter de s’interrompre à tout va (les développeurs comprendront immédiatement l’intérêt). Une deuxième chose est de raisonner en tâches et plus en temps (avec alors la difficulté nouvelle de bien calibrer les charges de travail). Une troisième chose est de construire un nouveau modus operandi/vivandi pour éviter les interférences vie au travail versus vie privée.

Il y a bien entendu un impact en terme d’outils, car qui dit nouvelles routines de travail dit outils dédiés. On parle partout des outils de visioconférence comme étant emblématique du télétravail. Allez je le dit : C’EST DU PIPEAU. Remplacer des réunions laborieuses tous dans la même petite salle par des réunions encore plus laborieuses (logiciels de visio buggés, mauvaise cam, micro basique, chat qui miaule, enfants en embuscade, etc.) n’est pas faire du télétravail, c’est juste faire la même chose en plus pénible.

C’est pareil pour la formation : nous avons toujours privilégié la présence, plus adapté à nos habitudes pédagogiques. Nous sommes en train de revoir notre offre pour pouvoir former à distance. Cela impose de revoir nos méthodes, c’est un gros travail qui ne se fait pas en 1 mois, ni même 2 mois, si on a pas réfléchi à l’avance à une multitude de détails. On ne peux pas juste prendre les slides utilisés au videoproj, et mettre le tout dans zoom et commencer à parler. En faisant ça on pallie au plus pressé, mais en mode clairement dégradé.

L’avantage d’une organisation pensée « télétravail », c’est souvent qu’elle va avec des plans de contingence pour pas mal de soucis. Après quelques mois de télétravail (en régime normal), on va avoir eu une multitude de micro-problèmes (par exemple un enfant ou deux malades pendant une journée, plus de connexion, un collaborateur qui ne donne pas de signe de vie pendant quelques heures) et soit on aura décidé de faire revenir tout le monde au bureau (ça arrive dans des grandes boites pas très « agiles »), soit on aura un plan de contingence.
Dans le confinement, un certain nombre de boites n’ont pas été autant affectées que d’autres du même secteur, c’est souvent parce que justement ces micro-plans pouvaient s’étendre à plusieurs jours, ce qui sans permettre de travailler totalement normalement a pu permettre de maintenir le bateau à flots.

Dans d’autres domaines (je pense en particulier à la fonction publique que j’ai pu observer en action jour après jour dans la pièce d’à coté) les structures n’ont jamais fait ce changement de mode de travail, ce qui a posé des problèmes extrêmes : ceux qui à juste titre ne pouvaient pas bosser ou très peu (parents de jeunes enfants par exemple) ont été totalement mis hors du coup, avec arrêt des activités associées assez souvent et au retour le sentiment d’être au final inutile, d’autres passaient la moitié de la journée en réunion à donner des tâches et à synchroniser des personnes qui ne savaient pas gérer leur travail en autonomie, etc. Certaines entreprises se sont effondrées de l’intérieur et ont perdu totalement ou presque leur activité.

Au final, ce qui est à mon sens le plus dommageable c’est que maintenant la plupart des gens pensent que le télétravail c’est ce qui s’est passé pendant le confinement. J’espère que vous serez d’accord avec moi que ce n’est pas le cas : la plupart des travailleurs qui étaient chez eux ont travaillé à la maison, c’est le même travail qu’avant, mais à distance. Le télétravail ça aurait été de réaliser les mêmes livrables, mais en travaillant différemment.

Pour finir, comment on sait qu’on est dans une entreprise qui « télétravaille » ? Une fois qu’on a l’équipement matériel et logiciel, c’est très simple : si on peux faire son boulot depuis n’importe quel endroit à n’importe quel moment de la semaine et de la journée, sans que l’entreprise ne soit ralenti dans son activité, alors on est dans un endroit qui a fait sa mutation en terme d’organisation du travail.

Voilà, c’est fini pour cet article, les commentaires sont possibles, avec politesse et courtoisie bien entendu 😉

Booklog post-confinement

Ca y est, le confinement est fini, mais on peut espérer que certaines habitudes éventuellement prises pendant cette période vont perdurer (e.g. lire et prendre le temps de penser pour ceux qui ont pu le faire).

je ne vais pas vous conseiller beaucoup de livres, mais en voici quelques uns qui m’ont bien plu ces derniers temps. Je reste sur du 100% numérique même si normalement les librairies peuvent maintenant vous accueillir.

Je vous souhaite de bonnes lectures, et je vous dis à bientôt !

Du changement, et même plus qu’on en voudrait

Ce billet que vous êtes en train de lire, j’avais prévu de le faire dans le week-end du 14-15 mars, et puis comme vous allez le voir, j’ai décidé de le repousser plutôt au 17, et finalement le 17 a été le jour du confinement donc j’ai eu autre chose à faire pendant quelques jours…

Bref, je vais commencer comme j’en avais l’intention, en expliquant que pour moi mars allait être un mois de grand changement… Bref, le 13 mars je quittais officiellement Qwant, et mon déménagement de Paris vers le fief familial des Yvelines où j’avais acheté quelques mois plus tôt une maison qui est maintenant totalement opérationnelle devait avoir lieu le 21 mars. Au final, le 13 mars j’ai commencé à sentir le vent du coronavirus souffler un peu fort, et on a commencé à déménager le maximum de choses avec 4 bras et 1 voiture, avec des rotations vendredi, samedi, dimanche et lundi, et mardi et bien nous n’avons pas pu en faire, confinement oblige. J’ai donc techniquement déménagé, même si il reste dans mon ancien domicile 3 kallax, 1 lit, 1 canapé, 1 frigo et quelques petites choses en plus. La fin du déménagement, ça sera donc pour plus tard.

Avec ce confinement, que je dois bien avouer je fais dans des conditions qui sont meilleures que celles de la plupart des gens (= j’ai un jardin, et un bureau à moi dans la maison), beaucoup de choses du boulot ont changé en plus des changements qui étaient planifiés.

j’ai donc quitté Qwant, pour me recentrer sur mes propres affaires. Vous en connaissez certaines (dont les ix-labs bien sûr), mais vous n’avez sans doute pas beaucoup entendu parler du projet Babbar.
Babbar « écoute et mesure » le web : il s’agit d’une plateforme d’accès à la donnée web, permettant de connaître la popularité de chaque page, chaque site web, de trouver des pages et sites similaires par la thématique, et qui donne des métriques agrégées qui sont les clés pour comprendre les performances de positionnement de chaque page web dans Google. Pour ça il y a du gros crawl, des algos de calcul de métriques un peu complexes, et du machine learning bien entendu.

Si je résume un peu ce qui était prévu : les outils des ix-labs, Babbar, un peu de travail concernant la machine (ceux qui savent savent), les formations et autres opérations en présence, et quelques prestations SEO as usual.
Mais voilà, le covid19 est dans les parages, et donc la présence et les prestas SEO c’est devenu compliquée voire impossible. Nous réfléchissons à passer en mode « formation à distance » quand c’est possible, mais cela reste complexe dans une situation économique globale assez morne (et pour d’excellentes raisons bien entendu) : ce n’est pas le tout d’avoir une offre à distance, il faut aussi avoir les entreprises-clients qui vont avec l’offre, et en ce moment ils ont d’autres chats à fouetter.

A l’heure actuelle, hors quelques clients coaching/redaction/linking historique, nous sommes donc full-force sur le développement des outils. Vous l’avez sans doute déjà remarqué si vous êtes utilisateur de yourtext.guru pour lequel il y a eu des nouvelles fonctionnalités (les intentions thématiques), une API enrichie, et du travail sur la performance, invisible mais perceptible sur la vitesse de génération. Et vous le verrez d’ici quelques semaines encore plus avec les nouvelles sorties 😉

C’est donc une période de changements, certains souhaités et excitant (départ de Qwant, recentrage sur mes affaires, déménagement), d’autres subis et anxiogènes (la crise sanitaire, les inquiétudes sur la santé des proches – on touche du bois pour l’instant tout se passe bien de notre coté -, et l’impact potentiel sur notre activité et les emplois de notre petite équipe).

Nous vivons en tout cas un moment très particulier, comme on en a peu dans une vie (et heureusement), dans lequel il faut essayer de rester le plus positif possible. Alors je vous souhaite à tous bon courage, restez forts, restez chez vous si vous n’avez aucune bonne raison de ne pas le faire, et pour finir : hug virtuel à tous !

Le booklog du confinement

Bonjour à tous,

j’espère que vous vous portez tous bien en cette période bien compliquée pour tout le monde, et que pour tous ceux qui le peuvent vous restez bien chez vous.
Rester chez soi ce n’est pas forcément facile pour tout le monde selon les conditions matérielles (surface, nombre et âge des personnes, etc.), et si il y a bien une activité qui est plus apaisée et apaisante, c’est la lecture.

D’habitude je fais des booklogs dans lesquels je propose des livres papiers, mais celui du jour est un booklog 100% Kindle pour éviter de générer du contact physique entre personnes. Autre chose, d’habitude tous les liens sont de l’affiliation, aujourd’hui je n’en mets qu’un : ICI vers la boutique Kindle pour ceux qui y tiennent absolument, tous les autres liens sont sans affiliation.

Il n’y aura pas de commentaires, si un livre est dans la liste c’est que j’ai apprécié sa lecture.

Et c’est parti…

Pour se divertir l’esprit

Pour réfléchir

Pour bosser ses algos et son code

Et voilà, pour les questions : en commentaires dans la courtoisie habituelle. Et bonne lecture !

Le booklog de Noël

Dans quelques jours le gros barbu bizarre sera en train de commencer sa tournée, mais avec les grèves il n’a peut-être pas eu le temps de remplir complètement sa hotte, et pour l’aider, voici quelques suggestions de lecture…

    • Mémoires Vives, de Edward Snowden (dispo sur Amazon).
      Je n’en dirais pas trop sur ce livre dont le contenu est déjà bien connu : il s’agit de l’histoire de Snowden, son métier de « grande oreille » et sa prise de conscience qui l’a poussé à devenir un des lanceurs d’alertes les plus connus au monde.
    • Capital et Idéologie, de Thomas Piketty (dispo sur Amazon).
      Aucune société ne peut rester fonctionnelle si il n’existe pas une adhésion populaire à une idéologie acceptable par tous. Voilà en gros le sujet de ce livre, qui est très historique, et qui introduit un certains nombres d’idées fortes sur l’égalité, l’éducation, etc.
      Ne nous voilons pas la face, le livre est ardu et aride (beaucoup moins cependant que le précédent du même auteur), mais sa lecture vaut le coup.
    • La fin de l’individu, de Gaspard Koening (dispo sur Amazon).
      Une réflexion philosophique à propos de l’intelligence artificielle. Perte d’autonomie et de responsabilité, deviendrons nous des enfants devant le parent IA ? Si vous êtes de la partie ce livre vous fera réfléchir à l’impact de ce que vous faites, si vous êtes un curieux peut-être que ça vous fera peur, dans tous les cas c’est une lecture plutôt agréable.
    • The Valley, de Fabien Benoit (dispo sur Amazon).
      Un livre à lire sur l’idéologie politique de la Silicon Valley. Comment peut-on passer d’un modèle bienveillant et utopique à l’essence même du capitalisme radical et d’une forme de colonialisme technologique ? Ce livre passionnant vous donnera les clés pour comprendre la pensée des personnes qui changent la face du monde.
    • Quand la machine apprend, de Yann Lecun (dispo sur Amazon).
      Yann Lecun est un des inventeurs du Deep Learning, il a d’ailleurs eu le prix Turing pour cela, conjointement avec Geoffrey Hinton et Yoshua Bengio. Dans ce livre il raconte un peu toute cette histoire de « l’IA neuronale » et il aborde les aspects techniques de manière qui se veut vulgarisée. Quand on lit les commentaires, tous disent que le livre est sans doute plutôt pour un public déjà sachant, et bien ce n’est pas non plus le cas. Personnellement je n’ai pas trouvé le livre super intéressant, même si j’admire les travaux scientifiques de l’auteur. Cela montre qu’écrire un livre adapté au grand public, c’est un métier en soi. Après, si vous êtes étudiant en info, amateur éclairé, il y a de l’information intéressante dans le livre quand même.
  • Spécialité NSI, de la fine équipe d’enseignants-chercheurs du LRI (dispo sur Amazon).
    Vous ne le savez peut-être pas, mais avec les nouveaux programmes au lycée, un jeune peut maintenant apprendre les bases de l’informatique et la programmation python pendant la première et la terminale. ce qui n’était possible qu’avec les deux premières années à l’Université auparavant. Vous voulez faire pareil ? Je vous conseille cet excellent ouvrage scolaire, bien écrit, à la pédagogie réussie et avec plein d’exercices.

 

Allez, sur ce je vous souhaite de très bonnes fêtes de fin d’année !

C’est l’été, un booklog longtemps attendu

Bonjour à tous en ce bel été sous une chaleur de plomb. C’est le retour du booklog, que plus personne n’attendait sans doute vu que le dernier datait de septembre 2018…
je vais séparer mes lectures de fin juin/début juillet en ce qui est un peu geek et le reste.

Pour les Geeks

  • Depuis quelques semaines, parce que dans le cadre du boulot on en discute beaucoup, je me suis pas mal intéressé à l’IoT. Je vous conseille, une fois n’est pas coutume, un livre gratuit écrit par Pierre Ficheux, disponible ici : Livre bleu IOT de Pierre Ficheux.
    On y trouve plein d’informations intéressantes, notamment sur les réseaux derrière l’IoT. J’ai par exemple découvert qu’il y avait essentiellement deux réseaux, un par Sigfox, l’autre par un consortium (le réseau Lora), ce qui m’a poussé à acheter du matos pour me faire un petit capteur de température (et oui c’est la canicule) chez Orange.
  • Si comme moi vous vous intéressez au web (hum, si vous me lisez je pense que c’est le cas), alors l’excellent livre Alexandria par Quentin Jardon est un must read. Il s’agit de l’histoire du co-inventeur du web, Robert Cailliau, qui fait partie des oubliés du web. Je le recommande chaudement.
  • Parce que comme Sylvain V. (fan de ce booklog) vous aimez R et le machine learning, vous pouvez être intéressé par le livre le machine learning avec R de Scott Burger. Pas le meilleur sur le sujet, mais intéressant tout de même.
  • Le tribunal des algorithmes : Juger à l’ère des nouvelles technologies par Emmanuel Poinas. Un livre repéré par un collègue de chez Qwant. C’est pas la lecture de l’année mais le sujet n’est pas forcément le plus intéressant non plus.

Le reste

  • Le pragmatisme par William James. Un essai de philo par l’un des pères de la pensée pragmatique. C’est extrêmement intéressant, mais on ne va pas se mentir, c’est ardu et pas forcément la lecture rêvé de l’été pour la plupart des gens. Je le conseille cependant 😉
  • La guerre des secrets, un roman de l’univers warhammer 40k. PASSEZ VOTRE CHEMIN C’EST NULLISSIME.
  • Le grand Vaisseau, de Robert Reed (et sa suite un puits dans les étoiles). De la SF intergalactique sur un vaisseau qui transporte des humains qui vivent quasi éternellement, et d’autres races extraterrestres ? il n’en faut pas plus pour me plaire si l’histoire est belle, et moi je trouve que c’est une réussite. A LIRE 😉

 

Voilà, comme d’habitude les commentaires sont ouverts, et bon été à tous !

Quelques conseils pour l’universitaire qui veut monter sa boite

Si vous me suivez depuis déjà quelques temps, vous savez que j’ai pris une disponibilité en 2014 pour monter les ix-labs. J’ai démissionné de la fonction publique le 1er septembre 2018, et aujourd’hui je voulais vous mettre en vrac les quelques conseils qui me semblent pertinents pour qu’un universitaire qui veut monter une entreprise augmente ses chances de succès. Ces conseils, j’aurais aimé les avoir avant de me lancer 😉

Bien entendu, rien de dogmatique, il s’agit de ce que mon expérience m’a appris. C’est en vrac et il manque sans doute beaucoup de choses (j’enrichirais au fur et à mesure).

  1. Se faire aider pour le montage, pour le juridique, pour la comptabilité.
    Il y a beaucoup de choses à mettre en place d’un point de vue juridique, comptable, administratif, etc. lorsque l’on monte une entreprise. On peut bien sûr tout faire soi-même, mais c’est assez largement une erreur, car pour tout faire bien il faut passer beaucoup de temps, et le temps c’est aussi ce qu’il faut pour démarrer l’activité.
    Personnellement j’avais fait les premiers statuts de la boite tout seul, et maintenant nous sommes assistés par un cabinet d’avocat et un expert comptable. Mais si c’était à refaire, pour le tout début où je n’avais pas beaucoup de sous je prendrais un service d’aide en ligne (captain contrat par exemple fait du très bon travail).
    De la même manière, on peut se dire qu’un expert comptable est obligatoire pour finaliser le bilan annuel, mais que le reste du temps autant s’en passer, et bien non, c’est un professionnel indispensable pour mettre en place un certains nombres d’astuces de gestion (notamment pour les avantages aux salariés, pour lesquels un bon expert comptable vous apprendra comment leur en donner plein, à pas cher).
  2. On ne peut pas savoir tout faire bien, mais…
    Souvent quand on est universitaire on a tendance à croire que les tâches administratives c’est simple, et donc qu’on pourra tout faire facilement. C’est faux.
    Ne cherchez pas à être au top sur tous les sujets, développez un niveau de « briscardise » suffisant pour toujours faire le best effort, mais pas nécessairement plus. Quand c’est trop complexe, direction le point 1.
  3. Le salarié passe d’abord.
    Une boite qui marche c’est une boite où les salariés produisent. Si vous chouchoutez vos salariés alors ils seront plus productifs, plus impliqués, et cela se traduira dans la satisfaction clientèle.
    Ce n’est pas que le salaire qui crée la motivation et la productivité : une fois un niveau de salaire raisonnable atteint, les moyens offerts pour mieux travailler, l’écoute des suggestions, les facilités diverses pour libérer du temps, la souplesse horaire, etc. tout cela va contribuer à la motivation.
    Dans le milieu universitaire, on a tendance à avoir des relations pro-amicales assez facilement. Dans le privé cela peut être le cas, mais cela n’est pas la norme : vos salariés ne sont pas vos amis, il y a une relation de subordination, et elle a un sens, si ce n’est pas le cas pour vous c’est sans doute le cas pour eux. Alors soyez prudent avec toutes les fausses non-obligations type sorties d’entreprise le week-end, cadeaux plutôt que primes, etc. Payer un cadeau à 500 euros à un salarié au SMIC plutôt que lui donner une prime, pas sûr qu’il trouve ça si fun et sympa.
  4. Le patron prend les risques pour lui seul.
    Trésorerie un peu short à la fin du mois : c’est le patron qui n’est pas payé. Nécessité de remettre de l’argent en compte courant : c’est le patron qui fait si les banques ne suivent pas, etc. etc. Si vous ne pouvez pas (que ce soit par manque de fonds ou par peur de tout perdre) risquer votre argent pour la bonne marche de l’entreprise, alors vous n’êtes peut-être pas fait pour l’aventure de l’entreprenariat.
  5. Délivrer, et délivrer real fast, est la clé.
    Vos clients payent pour avoir un produit qui répond au besoin, pas pour avoir le meilleur produit le plus tuné de la terre avec des fioritures et des services qu’ils n’avaient pas demandé.
    En tant qu’universitaire, on a (c’est de moins en moins vrai) du temps pour faire, refaire, refaire , améliorer, etc. En entreprise, on a juste du temps pour faire.
  6. Il faut apprendre à vendre.
    Il faut apprendre à vendre si on ne sait pas le faire naturellement. Vous n’y couperez pas, et ce même si vous êtes associé avec un profil commercial dès le début. Car vendre ce n’est pas que vendre un produit à un client, c’est aussi « vendre » un projet à ses salariés, « vendre » l’entreprise à la banque, etc.
    Autre écueil classique sur la vente : la vente ce n’est pas la même chose que la communication, et ce n’est pas la même chose que le marketing. Mais la vente c’est le plus important car si vous savez vendre vous serez rentable rapidement.
    On croit souvent que vendre, communiquer et faire du marketing c’est la même chose et que c’est un talent naturel ou pas. C’est faux : il existe des techniques très normées pour tout cela, et même si vous avez une facilité (c’est par exemple mon cas pour la vente, alors que je suis une calamité en communication et en marketing), apprendre les techniques est indispensable.
  7. On n’est jamais son propre client.
    Autre écueil classique : se prendre en exemple pour décider de ce que souhaite le client. Il est très rare d’être comme ses clients, et comprendre le client va être la principale difficulté que vous aurez au début. Dans des domaines liés à l’informatique c’est très clair. Imaginez que vous soyez un ancien chercheur en machine learning, croyez vous réellement que vos clients (souvent des profils ecole de commerce en entreprise depuis 5 à 10 ans) ont le même profil que vous ?
  8. On ne travaille jamais gratuitement.
    Tout à un prix, et si vous commencez à travailler gratuitement alors vous aurez bien du mal à devenir rentable (belle porte ouverte ça) et en plus la gestion des clients qui ne payent pas est la pire (ils sont les plus exigeants).
    En début d’activité, vous serez sollicité par des personnes (appelons-les des voleurs pour faire simple) qui vous demanderons de travailler gratuitement en échange de notoriété, parce que c’est bon pour vous mettre le pied à l’étrier. Fuyez les comme la peste.
  9. Ne tombez pas dans l’illusion de la boite qui marche.
    Vous avez touché de très grosses subventions, vous avez eu une levée de fonds en millions. Bravo, mais votre boite ne marche pas pour autant. Une entreprise qui a du succès c’est une entreprise qui paye ses salariés et ses frais grâce aux revenus générés auprès des clients, avec de préférence un excédent raisonnable en fin de bilan. Tous les autres cas sont des échecs, avérés ou en approche.
  10. Les administrations sont pleines de gens compétents.
    On peste souvent sur les administrations (URSSAF et fisc par exemple pour les chefs d’entreprises), mais la vérité c’est qu’il y a dans ces institutions des gens très compétents, qui ne demandent qu’à vous aider.
    Bien entendu, quand on arrive dans une administration avec une pile de problèmes à régler c’est plus difficile de nouer un contact apaisé. C’est pour cela que je vous recommande de rencontrer les personnes qui vont s’occuper de vous avant d’avoir des problèmes. Rien de surprenant là dedans, mais ça va mieux en le disant. Idem pour les relations avec votre banque : le banquier prévenu de ce qui va bien et des supers contrats et cie, sera ravi de vous aider quand vous aurez un problème de trésorerie. Si vous n’avez pas besoin d’une relation privilégiée, prenez une banque en ligne (j’ai choisi Qonto pour une de mes entreprises).
  11. La loi.
    Enfin, mon dernier conseil est celui qui me semble le plus important. Je souris toujours quand je discute avec mes anciens collègues et qu’on arrive sur le terrain juridique. Les universitaires sont futés, sont appliqués, et ils lisent les textes de loi de manière très fine. Si vous passez dans le privé, vous verrez la différence entre la théorie et la pratique : ce qui compte ce n’est pas tant le texte de loi que la jurisprudence.
    N’oubliez jamais cela quand vous serez « à la lutte » avec des compétiteurs qui auront une lecture laxiste de la loi, n’oubliez pas qu’un procès coûte cher et prends du temps et donc que parfois un arrangement est plus intéressant. Vous n’êtes pas entrepreneur pour redresser les torts mais pour rendre florissante votre activité, ce qui résout un problème vite et bien est mieux que ce qui résout le problème en 6 mois pour plus cher.
    Un exemple tout bête : imaginons que vous possédiez une marque, et qu’un compétiteur dépose le nom de domaine de votre marque. Avec un procès vous récupérerez le nom de domaine, en quelques mois et avec des frais humains (votre temps, celui de l’avocat). En donnant 1000 euros à celui qui a pris le domaine vous allez résoudre le problème plus vite, et pour moins cher. Alors bien sûr le margoulin n’est pas puni, au contraire, mais qu’est ce que cela peut vous faire, les affaires d’abord !

 

Voilà, n’hésitez pas réagir dans les commentaires, dans la bonne humeur et la courtoisie bien entendu.

Le book log de septembre

Me voici de retour pour le booklog du mois de septembre. Au programme de la SF, mais aussi de la Rome Antique et bien d’autres surprises 😉

 

  • The Murderbot Diaries – Martha Wells (sur Amazon)
    Martha Wells écrit beaucoup, et pourtant vous ne la connaissez sans doute pas, entre autre car elle fait beaucoup dans le livre de franchise : Star Wars, Stargate, etc. Les Murderbots Diaries (je ne sais pas si ils existent en français) racontent les tribulations d’un robot intelligent, spécialisé dans la protection et l’assassinat, qui aime bien les humains dans le fond. C’est facile à lire, ça ne prend pas la tête, moi j’ai bien aimé (il y a 4 tomes pour l’instant, tous très courts).

 

  • Head On – John Scalzi (sur Amazon)
    John Scalzi est d’abord l’auteur de la sage du vieil homme et la guerre que j’avais beaucoup aimé. Ici on change d’univers pour, dans un futur proche, retrouver une terre où suite à une épidémie une partie de la population s’est retrouvée « lock in », dans un état catatonique sans la possibilité de se mouvoir ou de communiquer. Heureusement la technologie permet de pallier tous les problèmes et les malades peuvent avoir une vie grâce à des robots piloter par la pensée. Chris Shane est l’un d’entre eux, et il bosse au FBI, et il va enquêter sur une bien sombre histoire… je conseille ce livre (pareil je ne sais pas si il existe en français).

 

  • Sexe et pouvoir à Rome – Paul Veyne (sur Amazon)
    Un bouquin d’histoire (passe votre chemin si vous cherchez de la fiction) à propos de la vie à Rome, une vie pas très romantique finalement…
    C’est très intéressant, mais c’est bien entendu suffisamment spécialisé pour ne pas forcément emballer mes lecteurs habituels 😉

 

  • Tools of titans – Tim ferriss (version FR sur Amazon)
    Je l’avais déjà lu en partie il y a quelques mois, et après avoir lu l’article que William y a consacré sur son site j’ai retenté et j’avoue que je ne suis toujours pas convaincu, principalement parce que le livre se perd en terme de discours en parlant de tout est n’importe quoi. Il reste qu’il y a quand même quelques bonnes idées, bref à vous de voir.

 

Voilà, c’est tout pour ce mois-ci, à la prochaine !