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C’est l’été, un booklog longtemps attendu

Bonjour à tous en ce bel été sous une chaleur de plomb. C’est le retour du booklog, que plus personne n’attendait sans doute vu que le dernier datait de septembre 2018…
je vais séparer mes lectures de fin juin/début juillet en ce qui est un peu geek et le reste.

Pour les Geeks

  • Depuis quelques semaines, parce que dans le cadre du boulot on en discute beaucoup, je me suis pas mal intéressé à l’IoT. Je vous conseille, une fois n’est pas coutume, un livre gratuit écrit par Pierre Ficheux, disponible ici : Livre bleu IOT de Pierre Ficheux.
    On y trouve plein d’informations intéressantes, notamment sur les réseaux derrière l’IoT. J’ai par exemple découvert qu’il y avait essentiellement deux réseaux, un par Sigfox, l’autre par un consortium (le réseau Lora), ce qui m’a poussé à acheter du matos pour me faire un petit capteur de température (et oui c’est la canicule) chez Orange.
  • Si comme moi vous vous intéressez au web (hum, si vous me lisez je pense que c’est le cas), alors l’excellent livre Alexandria par Quentin Jardon est un must read. Il s’agit de l’histoire du co-inventeur du web, Robert Cailliau, qui fait partie des oubliés du web. Je le recommande chaudement.
  • Parce que comme Sylvain V. (fan de ce booklog) vous aimez R et le machine learning, vous pouvez être intéressé par le livre le machine learning avec R de Scott Burger. Pas le meilleur sur le sujet, mais intéressant tout de même.
  • Le tribunal des algorithmes : Juger à l’ère des nouvelles technologies par Emmanuel Poinas. Un livre repéré par un collègue de chez Qwant. C’est pas la lecture de l’année mais le sujet n’est pas forcément le plus intéressant non plus.

Le reste

  • Le pragmatisme par William James. Un essai de philo par l’un des pères de la pensée pragmatique. C’est extrêmement intéressant, mais on ne va pas se mentir, c’est ardu et pas forcément la lecture rêvé de l’été pour la plupart des gens. Je le conseille cependant 😉
  • La guerre des secrets, un roman de l’univers warhammer 40k. PASSEZ VOTRE CHEMIN C’EST NULLISSIME.
  • Le grand Vaisseau, de Robert Reed (et sa suite un puits dans les étoiles). De la SF intergalactique sur un vaisseau qui transporte des humains qui vivent quasi éternellement, et d’autres races extraterrestres ? il n’en faut pas plus pour me plaire si l’histoire est belle, et moi je trouve que c’est une réussite. A LIRE 😉

 

Voilà, comme d’habitude les commentaires sont ouverts, et bon été à tous !

Quelques conseils pour l’universitaire qui veut monter sa boite

Si vous me suivez depuis déjà quelques temps, vous savez que j’ai pris une disponibilité en 2014 pour monter les ix-labs. J’ai démissionné de la fonction publique le 1er septembre 2018, et aujourd’hui je voulais vous mettre en vrac les quelques conseils qui me semblent pertinents pour qu’un universitaire qui veut monter une entreprise augmente ses chances de succès. Ces conseils, j’aurais aimé les avoir avant de me lancer 😉

Bien entendu, rien de dogmatique, il s’agit de ce que mon expérience m’a appris. C’est en vrac et il manque sans doute beaucoup de choses (j’enrichirais au fur et à mesure).

  1. Se faire aider pour le montage, pour le juridique, pour la comptabilité.
    Il y a beaucoup de choses à mettre en place d’un point de vue juridique, comptable, administratif, etc. lorsque l’on monte une entreprise. On peut bien sûr tout faire soi-même, mais c’est assez largement une erreur, car pour tout faire bien il faut passer beaucoup de temps, et le temps c’est aussi ce qu’il faut pour démarrer l’activité.
    Personnellement j’avais fait les premiers statuts de la boite tout seul, et maintenant nous sommes assistés par un cabinet d’avocat et un expert comptable. Mais si c’était à refaire, pour le tout début où je n’avais pas beaucoup de sous je prendrais un service d’aide en ligne (captain contrat par exemple fait du très bon travail).
    De la même manière, on peut se dire qu’un expert comptable est obligatoire pour finaliser le bilan annuel, mais que le reste du temps autant s’en passer, et bien non, c’est un professionnel indispensable pour mettre en place un certains nombres d’astuces de gestion (notamment pour les avantages aux salariés, pour lesquels un bon expert comptable vous apprendra comment leur en donner plein, à pas cher).
  2. On ne peut pas savoir tout faire bien, mais…
    Souvent quand on est universitaire on a tendance à croire que les tâches administratives c’est simple, et donc qu’on pourra tout faire facilement. C’est faux.
    Ne cherchez pas à être au top sur tous les sujets, développez un niveau de « briscardise » suffisant pour toujours faire le best effort, mais pas nécessairement plus. Quand c’est trop complexe, direction le point 1.
  3. Le salarié passe d’abord.
    Une boite qui marche c’est une boite où les salariés produisent. Si vous chouchoutez vos salariés alors ils seront plus productifs, plus impliqués, et cela se traduira dans la satisfaction clientèle.
    Ce n’est pas que le salaire qui crée la motivation et la productivité : une fois un niveau de salaire raisonnable atteint, les moyens offerts pour mieux travailler, l’écoute des suggestions, les facilités diverses pour libérer du temps, la souplesse horaire, etc. tout cela va contribuer à la motivation.
    Dans le milieu universitaire, on a tendance à avoir des relations pro-amicales assez facilement. Dans le privé cela peut être le cas, mais cela n’est pas la norme : vos salariés ne sont pas vos amis, il y a une relation de subordination, et elle a un sens, si ce n’est pas le cas pour vous c’est sans doute le cas pour eux. Alors soyez prudent avec toutes les fausses non-obligations type sorties d’entreprise le week-end, cadeaux plutôt que primes, etc. Payer un cadeau à 500 euros à un salarié au SMIC plutôt que lui donner une prime, pas sûr qu’il trouve ça si fun et sympa.
  4. Le patron prend les risques pour lui seul.
    Trésorerie un peu short à la fin du mois : c’est le patron qui n’est pas payé. Nécessité de remettre de l’argent en compte courant : c’est le patron qui fait si les banques ne suivent pas, etc. etc. Si vous ne pouvez pas (que ce soit par manque de fonds ou par peur de tout perdre) risquer votre argent pour la bonne marche de l’entreprise, alors vous n’êtes peut-être pas fait pour l’aventure de l’entreprenariat.
  5. Délivrer, et délivrer real fast, est la clé.
    Vos clients payent pour avoir un produit qui répond au besoin, pas pour avoir le meilleur produit le plus tuné de la terre avec des fioritures et des services qu’ils n’avaient pas demandé.
    En tant qu’universitaire, on a (c’est de moins en moins vrai) du temps pour faire, refaire, refaire , améliorer, etc. En entreprise, on a juste du temps pour faire.
  6. Il faut apprendre à vendre.
    Il faut apprendre à vendre si on ne sait pas le faire naturellement. Vous n’y couperez pas, et ce même si vous êtes associé avec un profil commercial dès le début. Car vendre ce n’est pas que vendre un produit à un client, c’est aussi « vendre » un projet à ses salariés, « vendre » l’entreprise à la banque, etc.
    Autre écueil classique sur la vente : la vente ce n’est pas la même chose que la communication, et ce n’est pas la même chose que le marketing. Mais la vente c’est le plus important car si vous savez vendre vous serez rentable rapidement.
    On croit souvent que vendre, communiquer et faire du marketing c’est la même chose et que c’est un talent naturel ou pas. C’est faux : il existe des techniques très normées pour tout cela, et même si vous avez une facilité (c’est par exemple mon cas pour la vente, alors que je suis une calamité en communication et en marketing), apprendre les techniques est indispensable.
  7. On n’est jamais son propre client.
    Autre écueil classique : se prendre en exemple pour décider de ce que souhaite le client. Il est très rare d’être comme ses clients, et comprendre le client va être la principale difficulté que vous aurez au début. Dans des domaines liés à l’informatique c’est très clair. Imaginez que vous soyez un ancien chercheur en machine learning, croyez vous réellement que vos clients (souvent des profils ecole de commerce en entreprise depuis 5 à 10 ans) ont le même profil que vous ?
  8. On ne travaille jamais gratuitement.
    Tout à un prix, et si vous commencez à travailler gratuitement alors vous aurez bien du mal à devenir rentable (belle porte ouverte ça) et en plus la gestion des clients qui ne payent pas est la pire (ils sont les plus exigeants).
    En début d’activité, vous serez sollicité par des personnes (appelons-les des voleurs pour faire simple) qui vous demanderons de travailler gratuitement en échange de notoriété, parce que c’est bon pour vous mettre le pied à l’étrier. Fuyez les comme la peste.
  9. Ne tombez pas dans l’illusion de la boite qui marche.
    Vous avez touché de très grosses subventions, vous avez eu une levée de fonds en millions. Bravo, mais votre boite ne marche pas pour autant. Une entreprise qui a du succès c’est une entreprise qui paye ses salariés et ses frais grâce aux revenus générés auprès des clients, avec de préférence un excédent raisonnable en fin de bilan. Tous les autres cas sont des échecs, avérés ou en approche.
  10. Les administrations sont pleines de gens compétents.
    On peste souvent sur les administrations (URSSAF et fisc par exemple pour les chefs d’entreprises), mais la vérité c’est qu’il y a dans ces institutions des gens très compétents, qui ne demandent qu’à vous aider.
    Bien entendu, quand on arrive dans une administration avec une pile de problèmes à régler c’est plus difficile de nouer un contact apaisé. C’est pour cela que je vous recommande de rencontrer les personnes qui vont s’occuper de vous avant d’avoir des problèmes. Rien de surprenant là dedans, mais ça va mieux en le disant. Idem pour les relations avec votre banque : le banquier prévenu de ce qui va bien et des supers contrats et cie, sera ravi de vous aider quand vous aurez un problème de trésorerie.
  11. La loi.
    Enfin, mon dernier conseil est celui qui me semble le plus important. Je souris toujours quand je discute avec mes anciens collègues et qu’on arrive sur le terrain juridique. Les universitaires sont futés, sont appliqués, et ils lisent les textes de loi de manière très fine. Si vous passez dans le privé, vous verrez la différence entre la théorie et la pratique : ce qui compte ce n’est pas tant le texte de loi que la jurisprudence.
    N’oubliez jamais cela quand vous serez « à la lutte » avec des compétiteurs qui auront une lecture laxiste de la loi, n’oubliez pas qu’un procès coûte cher et prends du temps et donc que parfois un arrangement est plus intéressant. Vous n’êtes pas entrepreneur pour redresser les torts mais pour rendre florissante votre activité, ce qui résout un problème vite et bien est mieux que ce qui résout le problème en 6 mois pour plus cher.
    Un exemple tout bête : imaginons que vous possédiez une marque, et qu’un compétiteur dépose le nom de domaine de votre marque. Avec un procès vous récupérerez le nom de domaine, en quelques mois et avec des frais humains (votre temps, celui de l’avocat). En donnant 1000 euros à celui qui a pris le domaine vous allez résoudre le problème plus vite, et pour moins cher. Alors bien sûr le margoulin n’est pas puni, au contraire, mais qu’est ce que cela peut vous faire, les affaires d’abord !

 

Voilà, n’hésitez pas réagir dans les commentaires, dans la bonne humeur et la courtoisie bien entendu.

Le book log de septembre

Me voici de retour pour le booklog du mois de septembre. Au programme de la SF, mais aussi de la Rome Antique et bien d’autres surprises 😉

 

  • The Murderbot Diaries – Martha Wells (sur Amazon)
    Martha Wells écrit beaucoup, et pourtant vous ne la connaissez sans doute pas, entre autre car elle fait beaucoup dans le livre de franchise : Star Wars, Stargate, etc. Les Murderbots Diaries (je ne sais pas si ils existent en français) racontent les tribulations d’un robot intelligent, spécialisé dans la protection et l’assassinat, qui aime bien les humains dans le fond. C’est facile à lire, ça ne prend pas la tête, moi j’ai bien aimé (il y a 4 tomes pour l’instant, tous très courts).

 

  • Head On – John Scalzi (sur Amazon)
    John Scalzi est d’abord l’auteur de la sage du vieil homme et la guerre que j’avais beaucoup aimé. Ici on change d’univers pour, dans un futur proche, retrouver une terre où suite à une épidémie une partie de la population s’est retrouvée « lock in », dans un état catatonique sans la possibilité de se mouvoir ou de communiquer. Heureusement la technologie permet de pallier tous les problèmes et les malades peuvent avoir une vie grâce à des robots piloter par la pensée. Chris Shane est l’un d’entre eux, et il bosse au FBI, et il va enquêter sur une bien sombre histoire… je conseille ce livre (pareil je ne sais pas si il existe en français).

 

  • Sexe et pouvoir à Rome – Paul Veyne (sur Amazon)
    Un bouquin d’histoire (passe votre chemin si vous cherchez de la fiction) à propos de la vie à Rome, une vie pas très romantique finalement…
    C’est très intéressant, mais c’est bien entendu suffisamment spécialisé pour ne pas forcément emballer mes lecteurs habituels 😉

 

  • Tools of titans – Tim ferriss (version FR sur Amazon)
    Je l’avais déjà lu en partie il y a quelques mois, et après avoir lu l’article que William y a consacré sur son site j’ai retenté et j’avoue que je ne suis toujours pas convaincu, principalement parce que le livre se perd en terme de discours en parlant de tout est n’importe quoi. Il reste qu’il y a quand même quelques bonnes idées, bref à vous de voir.

 

Voilà, c’est tout pour ce mois-ci, à la prochaine !

 

 

Le book log d’août 2018

Maintenant que septembre est bien entamé, j’ai le temps de vous poser rapidement mon book log du mois d’août. Alors août c’était (en partie) les vacances, et donc moins de lecture (oui paradoxe, je lis plus et mieux quand ce n’est pas les vacances) et surtout pas trop de livres de grande « qualitay ». Bref, j’en ai sélectionné quelques uns, les voilà. As usual, les liens sont en affiliation Amazon.

Je commence par les livres que je ne conseille pas trop :

  • La bataille de Molech (tome 2 de la série vengeful spirit) – Graham Mcneill (sur Amazon)
    C’est encore du Warhammer 40k, et c’est donc de base assez probablement passable, mais là c’est nul et confus, passez votre tour…
  • IMMORTAL’S BLOOD: The Golden Legacy – Maxence Wypelier (sur Amazon)
    Sur la partie « kindle store » d’amazon il y a beaucoup de livres qui sont des auto-éditions et qui sont de qualité assez fluctuantes. J’en prends pas mal car on peut avoir des bonnes surprises et ça soutient la « cause » (pour pas trop cher). Ce mois-ci j’ai pris ce livre (en français même si le titre est ronflant et en anglais) et objectivement je n’ai pas été emballé, mais je pense qu’il peut plaire à certains, donc je le mentionne. C’est une histoire de soldats dans l’espace, avec des pouvoirs…

 

Maintenant on passe aux belles lectures de l’été

  • Medusa Uploaded: A Novel – Emily Devenport (sur Amazon)
    Encore un livre issu de ma recherche de nouveauté dans les livres disponible principalement sur Kindle, et c’est donc un livre en anglais. C’est pour moi un coup de coeur que ce récit de SF qui se déroule dans un vaisseau de colonisation où la société est organisée en castes et où Oichi, qui est au bas de l’échelle, va découvrir qu’elle n’est pas comme les autres : elle a un lacis neural (hum, ce n’est pas le nom dans ce livre, j’emprunte la dénomination à la civilisation de la culture de Banks), elle parle à des IA, etc. Pour être tout à fait franc, la fin est plutôt décevante (baclée je dirais même), mais c’est « worth a read ».
  • La série du bobiverse (nous somme Bob) – Dennis Taylor (tome 1 en FR sur Amazon) (tome 2 en FR sur Amazon) (tome 3 en EN sur Amazon)
    De la SF, et même de la SF intergalactique, voilà ce que nous propose le bobiverse. Sur les trois tomes (deux seulement sont disponibles en français), on découvre les histoires de Bob et de lui-même, lui-même, lui-même, etc. Car Bob est mort lors d’une convention de geeks, mais Bob a été cryogénisé et il est revenu sous la forme d’un enregistrement de son cerveau. Bob va être le premier vaisseau d’exploration de l’univers pour trouver des planètes à coloniser. Bob va sauver l’humanité, et Bob est cool, moi j’aime Bob.

 

Voilà pour le book log de la fin des vacances. On est déjà en septembre, et croyez moi le book log de septembre ce sera du sérieux, avec de l’histoire antique, du code, de la sociologie, etc. Finie la rigolade ! A bientôt.

 

 

Le book log de juillet 2018

Autant j’ai été en retard sur le book log précédent, autant pour celui de juillet je peux me rattraper facilement : c’est le mois d’août – plus tranquille – et en plus je suis dans un endroit où à l’heure où j’écris il fait 19° et il pleut à verse…

Bref, le mois de juillet à été très chargé point de vue boulot et j’ai eu moins de temps que d’habitude pour bouquiner. Je vais donc avoir moins de livres à vous proposer.
Business as usual : les liens amazon c’est de l’affiliation, pas la peine de râler vous n’êtes pas obligé de cliquer 😉

Le booklog

  • Toujours des livres de la black library (warhammer 40k) – plein d’auteurs, certains qui savent à peine écrire, d’autres qui sont vraiment bons (sur Amazon).
    Parmi ceux que j’ai lu durant le mois de juillet, il y en a deux qui pour moi se démarquent. Le premier est Imperium Sombre de Guy Haley, qui nous parle du retour de Roboute Guilliman et donc naturellement des ultramarines. C’est l’occasion pour la franchise W40K d’intégrer les nouveaux éléments du jeu : les primaris, des technologies plus modernes, etc. Le second que je vous conseille est un recueil de nouvelles sur 4 primarques, intitulé (quelle surprise) Les primarques.
  • Apprendre R en un jour – Steven Murray (sur Amazon)
    C’est un ebook qui vaut 99 centimes, et vous ne prenez aucun risque à l’acheter, mais vous serez déçu car objectivement pas de quoi casser trois pattes à un canard.
  • Decision trees, a visual introduction for beginners – Chris Smith (sur Amazon)
    Là encore un livre direct to kindle, ce coup-ci à 2.99 euros et sur les arbres de décisions, pour les débutants. Pour le coup, je vous le conseille si vous êtes débutant car tout est plutôt bien expliqué.

Voilà, je vous l’avais dit : c’est court !

 

Le plein de formations aux ix-labs – 108 !

Depuis mi-juillet nous avons ouvert notre centre de formation, connu sous le sobriquet de « ix-labs – 108 » car il est au 108 avenue de Fontainebleau, métro bicêtre ligne 7. C’est pour nous l’opportunité de voir plus grand sur une activité qui est notre coeur de métier avec la R&D. En conséquence, nous allons ouvrir un très grand nombre de formations au fur et à mesure des mois, et je suis en mesure de vous annoncer 15 formations différentes dès le 1er septembre, dont voici un descriptif rapide.

Nous annonçons tout cela durant l’été, et les premières sessions sont en septembre, pour vous « pousser » à venir vite, une partie des sessions de septembre bénéficient d’un prix promotionnel. Dans tous les cas, il faut s’inscrire assez vite, entre l’annonce twitter d’il y a quelques jours et la publication de ce billet, nous avons eu plus d’une dizaine d’inscriptions !

Voilà, je vous laisse lire les petites descriptifs, et si vous avez des questions, les commentaires sont ouverts 😉

Pour les SEOs

Que dire ? nous formons des SEOs depuis juin 2013 et notre offre s’étoffe un peu plus chaque jour 😉

Masterclass moteurs+SEO étendue (2 jours)

C’est notre formation « star », déjà suivie par probablement plus de 400 SEOs. On y parle de comment fonctionne un moteur de recherche et de l’impact de la connaissance de ce fonctionnement sur les pratiques SEO. La prochaine session est les 15/16 octobre, et la suivante les 29/30 novembre. Si vous voulez la suivre, je vous conseille de vous y prendre en avance, ça simplifie les prises en charge au niveau des OPCA, et les places partent généralement assez vite.

Les essentiels de la masterclass (1 journée)

Parce que tout le monde n’a pas la possibilité de faire deux jours de formation complets sur Paris, nous avons mis en place début juillet ce nouveau format (déjà suivi par une vingtaine de SEOs) qui contient les parties indispensables de la masterclass dont les différents pageranks et surfeurs aléatoires, la pertinence et les algos associés (cosinus de Salton, Rocchio, etc.) et le learning-to-rank. Si vous ne connaissez pas certains des mots de la phrase précédente et que vous êtes SEO, il faut venir !
Prochaine session le 13 septembre, avec un prix promo, ensuite ce sera le 11 octobre, puis le 23 novembre.

Atelier data pour les SEOs (1 journée)

La data science fait son entrée dans tous les domaines. En référencement web, l’analyse des data permet de découvrir de nombreux leviers à actionner. Cependant, si le métier de référenceur web est parfois technique, il est avant tout polyvalent.
Dans ce cadre, la data science est avant tout un outil et non pas un nouveau métier à apprendre.

Nous avons codé plusieurs outils de data science pour le SEO. Nous allons vous les donner en début  de formation.Vous allez être formés à leur utilisation ainsi qu’à la compréhension des résultats qu’ils donnent. Vous pourrez alors les utiliser quotidiennement dans le cadre de vos actions SEO (audits ou pratiques).

Il ne s’agit donc pas d’apprendre la data science (on a des formations dédiées pour cela), mais bien d’apprendre à utiliser des outils « data » pour le SEO. Je le redis : vous partirez avec des outils fonctionnels, pour capitaliser de suite sur ce que vous aurez appris.

Nous avons déjà fait 4 sessions, et la prochaine est le 20 septembre (en promo) et la suivante le 25 octobre.

Faire un audit algorithmique complet (1 journée)

Au fur et à mesure des derniers mois, durant lesquels nous avons conjointement coaché quelques agences sur les audits algorithmiques, et en même temps vendu des outils pour faire ces audits (voir l’atelier data par exemple), nous avons pu voir que les jeunes SEOs (et parfois les anciens aussi) n’étaient pas toujours au fait de ce qu’ils pouvaient offrir au client en matière d’audit très avancée. Cette formation vous explique comment nous faisons nos audits algorithmiques, et ce que nous y mettons.

Il y aura peu de sessions, car nous ne voulons pas noyer le marché sous les audits algorithmiques 😉 Dépêchez vous donc de vous inscrire à la session du 7 novembre, la seule programmée pour l’instant.

Pour ceux qui veulent devenir data scientist et/ou développeur

Savoir développer c’est aujourd’hui l’assurance de ne jamais manquer de travail, mais aussi d’être capable de réaliser soi-même un certain nombres d’outils pour se faciliter la vie ou pour créer une traction commerciale. Parmi les profils « un peu » développeur, il y a également le profil du data scientist, qui est très demandé.

Nous proposons des formations à court ou moyen terme pour vous permettre de monter en compétences en développement R et Python, et pour vous mettre le pied à l’étrier pour devenir data scientist.

Devenir Data Scientist (1 journée)

Data scientist est un métier qui fait rêver. Cette « formation » a pour but de démystifier le métier, et d’en expliquer en détail toute les méthodologies et les outils utilisés. Des exemples concrets issus de nos propres travaux et prestations servent de fil rouge tout au long de la journée.

En sortant, vous ne serez pas data scientist, mais vous pourrez mettre en place une stratégie personnelle pour le devenir à court/moyen terme selon votre profil.

Une seule session est programmée pour l’instant, le 15 novembre, et le prix est modique, dépêchez vous !

Apprendre Python : les bases (1 journée)

Python est un langage simple à lire et à écrire idéal pour débuter en programmation, et c’est devenu un must have pour tous les développeurs, et pour une bonne partie des data scientists. Cette formation a pour but de permettre aux novices de découvrir la programmation avec le langage Python et de pouvoir suivre ensuite nos modules additionnels (voir un peu plus loin).

Parce que c’est un prérequis de plusieurs de nos autres formations, nous faisons le tarif le moins cher possible (300 euros HT pour celle de septembre, 375 euros HT ensuite). Vous pouvez venir aux autres formations « avancées » sans l’avoir suivi si vous avez déjà une maitrise suffisante de Python.

Voici un lien pour celle du 27/09/2018, un lien pour celle du 26/10/2018 et un lien pour celle du 08/11/2018.

Apprendre R : les bases (1 journée)

R est un langage très facile d’utilisation grâce à sa banque de packages et sa syntaxe très permissive. C’est aussi un langage de choix pour faire de l’analyse de données.

Comme pour la formation Python ci-dessus, cette formation aux bases de R permet de suivre ensuite de nombreux modules spécifiques que nous sortirons au fur et à mesure.

La première session est le 26 septembre, la suivante le 8 novembre.

Manipuler les logs et l’API Analytics avec R (1/2 journée)
Data wrangling et python
Machine learning et python
Scrapy et beautifulsoup

Je groupe mon descriptif de ces quatre formations, qui sont toutes basées sur le même principe : il s’agit de modules additionnels aux formations de bases de développement. Si vous êtes déjà familier avec R ou Python, pas besoin de suivre la journée de base vous pouvez venir directement.
Direction le site pour s’inscrire à l’une de ces formations.

ELK Stack: Elasticsearch, Logstash, Kibana

La stack ELK est la stack de choix pour faire de l’analyse de logs, pour faire un moteur interne, etc. Cette formation vous transmets les bases d’ELK : installation, utilisation et quelques petits cas pratiques.

Pour l’instant une seule date : le 22 novembre.

Pour les éditeurs de sites

En dehors du seo et de la data science, il y a une vie 😉 Nous vous proposons trois formations qui sont destinées à un public encore plus large : pour la première toutes les personnes qui font de près ou de loin du webmarketing, pour la seconde tous les propriétaires de sites web, et pour la dernière toute personne qui rédige du contenu sur le web, ou qui en fait faire.

Webmarketing, comprendre et utiliser le machine learning (1 journée)

Des algorithmes utiles pour le marketing en ligne : systèmes de recommandation, A/B testing, bandits manchots, analyse de paniers, segmentation client, uplift, voilàce que vous trouverez dans cette formation à mon sens indispensable au moins pour savoir ce que les algos peuvent apporter au marketing et à votre site.

Toutes les infos : https://freres.peyronnet.eu/produit/webmarketing-machine-learning/, pour l’instant deux sessions de cette formation déjà suivie par une soixantaine de webmasters : le 21 septembre et le 14 novembre.

Comment rendre son site web rapide ? (1 journée)

La vitesse des sites est une préoccupation majeure pour les webmasters, particulièrement dans le domaine du e-commerce. Dans cette formation technique nous vous transmettons toutes les bonnes pratiques pour avoir un site réellement rapide.

Il y a une seule session avant fin novembre : le 27 septembre, dépêchez vous de vous inscrire il y a peu de places.

Utiliser Yourtextguru comme un pro (2 heures)

Yourtext.guru est un outil d’aide à la rédaction, notamment conçu pour les besoins des SEOs, des rédacteurs et des webmarketeurs. Nous vous invitons à venir découvrir les différentes façons d’utiliser cet outil sémantique afin d’en tirer le maximum de profit.

Les sessions, d’environ 2h, sont gratuites et aussi bien destinées à ceux qui connaissent bien déjà l’outil qu’à ceux qui le découvrent.

Elles sont gratuites mais les inscriptions sont obligatoires car il y a beaucoup de demandes (la première n’a déjà plus que 2 places disponibles).

Prochaine session le 21 septembre, suivante le 10 octobre.

 

La certification ix-seo, du niveau 1 au 3, il faut la faire !

Aujourd’hui je vais vous parler des trois certifications SEO que nous avons mis en place aux ix-labs : les certifications ix-seo niveau 1, niveau 2 et niveau 3.

Je vais commencer par vous les décrire, ensuite je vais vous parler de pourquoi il est à mon sens indispensable de passer des certifications (pas forcément les nôtres) et enfin je vais vous expliquer pourquoi faire les nôtres et où et comment les faire.

Les certifications ix-seo

La certification ix-seo niveau 1 permet de valider les connaissances généralistes que nous pensons être celles des SEOs. Je dis nous car nous avons été aidé par plusieurs SEOs (Olivier Andrieu, Olivier Duffez, Mathieu Chartier et Frédérik Bobet) pour faire les questions qui sont posées aux candidats.

Le passage du niveau 1 dure 2h, avec trois parties : un QCM avec questions VRAI/FAUX, un QCM avec questions à 3 choix dont un seul est correct, et des questions ouvertes (et attention il faut écrire à la main, c’est comme à l’école). Chaque partie est sur 100 points et pour obtenir la certification il faut : avoir au moins 60 dans les deux premières parties et au moins 201 sur 300 au global. Plus le score est haut mieux c’est.

L’objectif du niveau 1 n’est pas de valider des experts SEO, c’est au contraire de valider un socle de connaissance de base que doit avoir tout SEO (selon l’équipe des ix-labs, car nous assumons les choix qui sont faits). En faisant passer le niveau 1 aux maximum de SEO de tous les niveaux, on pourra donner une visibilité au niveau des recruteurs, c’est le but de ce niveau 1.

Si vous voulez montrer votre expertise pointue, il faut alors passer les niveaux 2 et 3 de la certification.

Le niveau 2 valide la capacité à créer et mettre en place une stratégie SEO. Pour la passer, il faut le niveau 1, et rendre un mémoire sur un cas concret fourni par le jury. En pratique cela veut dire que nous vous fournissons une short list de 3 ou 4 sites, et que vous devez en choisir un et rendre un rapport d’audit complet avec préconisations pour une stratégie SEO de votre choix. C’est un travail conséquent qui est demandé. Pour l’instant il n’y a qu’une personne qui a été validé, et son rapport était très complet. Le niveau 2 est sanctionné par une note sur 60 (6 critères sur 10 points chacun) et il faut au moins 36/60 pour être certifié. Le certifié type du niveau 2 est donc un SEO déjà aguerri.

Enfin, le niveau 3 permet de valider les compétences en situation réelle. Pour passer le niveau 3, il faut le niveau 2 et il faut soutenir devant un jury de pairs une présentation d’un cas client réel (avec une lettre du client qui atteste que le candidat est bien celui qui a fait le travail). L’objectif est donc de certifier des SEO au plus au niveau opérationnel.

Pourquoi passer une certification

Si vous êtes SEO de vos sites (dans ce cas je pense que éditeur est un mot qui convient mieux), alors bien sûr vous n’avez pas besoin de passer une certification (qaseo, ceseo, ix-seo, etc.). Mais sinon c’est utile :

  • Pour vous, car cela vous rend plus facile à cerner lors des recrutements, et si vous êtes indépendants cela donne de la visibilité au niveau des clients.
  • Pour les recruteurs, car pour l’instant il n’y a que peu de diplômes et formations, et on s’aperçoit que souvent les candidats marquent qu’ils ont la certification X ou Y, ou encore mieux, qu’ils ont suivi la formation de X ou Y (Olivier Duffez, SEO HL, frères Peyronnet, etc.). Il y a donc besoin de plusieurs marqueurs connus des recruteurs pour faciliter l’insertion professionnelle des SEOs.
  • Pour le secteur du SEO, sans rentrer dans les discussions de bar assez fréquentes dans le milieu, on voit qu’au moins une partie de la communauté est en recherche d’éléments structurants. Une certification fait partie de ces éléments.

Pourquoi la notre et pas une autre

(pour l’historique des premiers mois, c’est ici)

Première chose : il n’y a pas d’exclusion entre les certifications, à terme c’est le secteur qui arbitre (principalement les recruteurs en fait) et en attendant la meilleure stratégie est de passer toutes les certifications.

Ensuite, on a fait la notre pour plusieurs raisons, et parmi les raisons qui peuvent vous pousser à jouer le jeu de ix-seo il y a :

  • On associe notre nom à cette formation, et il est stable. Quand une entité créee une certification, il faut que la vision soit la même depuis la première année de certification jusqu’à 5, 10, 15 ans plus tard. C’est plus facile quand des personnes/entreprises mettent un label que quand c’est des groupes plus ou moins informels avec des changements de gouvernance fréquents, et donc des visions du métier qui vont différer d’un mandat sur l’autre.
  • Nous avons la capacité financière pour faire cette certification à grande échelle. Jusqu’ici nous avons fait passer peu de monde sur 2 mois en 2017 pour tester le concept. Convaincu, nous avons attendu de sécuriser une salle full time pour passer la seconde. C’est chose faite avec l’ouverture du centre de formation des ix-labs sur Paris. A compter de fin août nous planifions des certifications toutes les semaines hors vacances, nous pouvons donc faire passer plusieurs centaines de personnes par mois si il y a la demande en rapport.

C’est où ? combien ça coûte ?

C’est aux IX-LABS – Le 108, accès Métro 7 Le Kremlin-Bicêtre, 108 avenue de Fontainebleau,94270 Le Kremlin-Bicêtre.

Pour le niveau 1, c’est 25 euros HT (30 euros TTC) par personne pour le café, les bonbons, les 2 heures d’examen et la correction. Cette somme est une participation aux frais sachant que le temps de correction moyen est de 20 minutes par candidat en moyenne. L’objectif est de fournir un service à la communauté, à ce prix ce n’est pas rentable (mais on peut le faire, aussi car la salle est à nous). Pour ceux qui se posent la question, la rentabilité commence à plus de 50 euros TTC par personne pour le niveau 1.

Bien entendu les niveaux 2 et 3 sont plus coûteux (il y a un jury dès le niveau 2, et c’est en presentiel pour le niveau 3), mais c’est une histoire pour un autre jour.

Si vous voulez vous inscrire dès les premiers créneaux, voici les 7 premiers :

Attention, inscription obligatoire sur le site web, impossible de s’inscrire sur place

22 août

6 septembre

12 septembre

26 septembre

4 octobre

14 novembre

22 novembre

Attention, inscription obligatoire sur le site web, impossible de s’inscrire sur place

Les résultats actuels : http://www.ix-labs.org/certification-ix-seo/

Voilà, vous savez tout, à bientôt !

Le book log de mai et juin 2018

Bonjour à tous !

A l’origine je devais faire le booklog de mai en premier, puis celui de juin, mais comme je suis complètement à la bourre voici le booklog des deux mois. Il contient également mes conseils pour vos lectures de l’été.
Business as usual : les liens amazon c’est de l’affiliation, pas la peine de râler vous n’êtes pas obligé de cliquer 😉

Le booklog

    • Courir ou mourir – Kilian Jornet (sur Amazon)
      Jornet est un athlète hors norme et ce livre sans prétention évoque sa pensée et sa motivation pour la course à pieds. L’écriture est assez mauvaise, mais la lecture est rapide et ça reste raisonnablement intéressant.
    • La flotte perdue – tomes 1 à 6 – Jack Campbell (sur Amazon) puis La flotte perdue : par delà la frontière – tomes 1 à 6 – Jack Campbell (sur Amazon)
      Ce genre de saga assez nulle dans le fond me fascine toujours. Ici il s’agit de grandes batailles épiques dans le futur, avec des extraterrestres et des gros vaisseaux. Ne vous attendez pas à de la grande littérature, personnellement c’est ce que je lis pour m’endormir, tard le soir…
    • Machine learning avec Python – Andreas Mueller et Sarah Guido (sur Amazon)
      Un bon livre pour apprendre, comme le nom l’indique, le machine learning avec Python.
    • Twenty Lectures on Algorithmic Game Theory – Tim Roughgarden (sur Amazon)
      Un livre pour les étudiants très avancés ou les chercheurs dans le domaine de la théorie des jeux et qui veulent bien comprendre les fondements mathématiques de la création des mécanismes, le prix de l’anarchie, etc.
    • Apprendre à programmer en Python avec PyZo et Jupyter Notebook – Bob Cordeau et Laurent Pointal (sur Amazon)
      Ce n’est personnellement pas mon livre favori pour apprendre Python, mais ici il y a une spécificité avec les notebooks, ce qui peut sans doute intéresser certains de mes lecteurs.
    • Plein de livres de la black library (warhammer 40k) – plein d’auteurs, certains qui savent à peine écrire, d’autres qui sont vraiment bons (sur Amazon).
      Là encore c’est de la littérature de commande avec à boire et à manger, toujours dans l’univers du jeu de figurines warhammer 40k (space marines, orks, eldars, etc.). La série de l’hérésie d’Horus est globalement de bonne qualité, ainsi qu’une bonne partie de la série sur les primarques. Pour le reste c’est très très variable. La saga des fantômes de Gaunt est plutôt bien, la sage sur Eisenhorn l’inquisiteur tient la route, en revanche les one-shot sur des batailles épiques ou des personnages alternatifs sont souvent assez nuls.
    • Narcissisme: Recueil de Nouvelles – Camille Gillet  (sur Amazon).
      Camille, qu’on croise souvent sur Twitter lorsque l’on fait partie de la sphère SEO/webmarketing/rédaction web, est avant tout une véritable auteure, et vous pouvez maintenant acquérir sur Amazon son premier recueil de nouvelles. C’est à lire, c’est pas cher, faut pas être timide !

Pour l’été

Je pourrais vous conseiller un plein cartons de livres pour cet été, mais je vais me cantonner à deux seulement.
Le premier est Au péril de l’humain, par Jacques Testart et Agnès Rousseau (sur Amazon). Ce livre c’est l’alliance d’un biologiste et d’une journaliste engagée pour nous parler de ce qu’est le transhumanisme et surtout de l’idéologie sos-jacente au mouvement, qui d’après les auteurs est du ressort de la haine de soi-même. C’est à lire car cela remet en perspective le discours solutionniste que l’on a l’habitude d’entendre chez les techno « prophètes ».
Ma deuxième proposition est Makers, par Isabelle berrebi-Hoffmann, Marie-Christine Bureau et Michel Lallement (sur Amazon). Ces trois auteurs sont tous sociologues et dans ce livre ils évoquent les différents aspects de cette culture du « faire ». On y parle hackerspace et fablab, en y évoquant ce qui différencie l’un de l’autre (basiquement l’un est plus « politique » que l’autre), on y parle de la spécificité française, on y parle de la relation du mouvement des makers à la marchandisation du monde, etc. C’est objectivement un livre très intéressant que je vous conseille vivement.

Voilà, bonne lecture, et bon été bien sûr !

 

Le book log d’avril 2018

Sur ce blog j’ai souvent fait des billets sur quelques bouquins à lire (ou pas d’ailleurs)… Pour réussir à m’astreindre à parler livres régulièrement, je change mon fusil d’épaule et je vais faire un book log d’une partie des livres que je lis mois par mois, ce sera beaucoup plus simple pour moi.

Globalement, je ferais une liste avec juste quelques mots et même parfois une note (car c’est souvent plus parlant), et sauf exception je ne mettrais pas les bouquins très techniques du boulot.

Enfin, comme d’habitude les liens amazon c’est de l’affiliation, pas la peine de râler vous n’êtes pas obligé de cliquer 😉

  • Jusqu’au coeur du Soleil: Élévation, T1 – David Brin (sur amazon)
    On commence par la déception du mois. David Brin est un des grands noms de la SF, mais j’ai toujours trouvé que ses récits étaient poussifs, c’est pour moi encore le cas ici, et j’avoue (et c’est pourtant rare) que je n’ai même pas tenu jusqu’au bout.
  • Vingt mille lieues sous les mers – Jules Verne
  • L’île mystérieuse – Jules Verne
    Deux grands classiques…  je relis périodiquement l’île mystérieuse que j’aime beaucoup et pour d’évidentes raisons (spoiler) j’ai eu envie de relire 20 000 lieues sous les mers. Je suis moins fan de ce dernier, mais si vous n’avez jamais lu Jules Verne, il est temps de corriger cette erreur.
  • Le Dernier Château et autres crimes – Jack Vance (sur amazon)
    Quatre textes de Jack Vance, rien de plus à dire, c’est très bien comme d’habitude.
  • La saga de John Perry tomes 1, 2 et 3 – John Scalzi (sur amazon, amazon, amazon)
    Une saga (en 5 ou 6 tomes) de SF sur la guerre et avec des extraterrestres. Ca parait être à lire, et ça l’est au début, avec pas mal d’idées déjà vues (sur la transmission de la conscience, sur le clonage, etc.). Mais très rapidement ça se dégrade, preuve encore une fois que parfois il faut finaliser ses histoires plus tôt. Je vous conseille de lire au moins le premier tome, et ensuite d’aviser.
  • Think like a data scientist – Brian Godsey (sur amazon)
    Un livre sur la data science, pour vous apprendre les bonnes pratiques et la méthodologie. Ca reste un livre de « haut niveau » : pas de détails ultra-techniques mais un panorama complet du métier. Si vous êtes curieux et que vous avez déjà un petit bagage technique je vous le conseille fortement.
  • Machine Learning for Absolute Beginners – Oliver Theobald (sur amazon)
    Comme le nom l’indique, mais avec du code quand même. Objectivement vous pouvez vous en passer.
  • Comprendre le Deep Learning: Une introduction aux réseaux de neurones – Jean-Claude Heudin (sur amazon)
    Celui-là par contre je le conseille, et je déplore le titre choisi, il y a bien plus que simplement une intro au deep learning dans ce livre qui est bien écrit et pédagogique.
  • Le Diable rebat les cartes – Ian Rankin (sur amazon)
    Rébus revient pour une vieille affaire, et il n’est pas content… Un bon Rankin, avec les protagonistes usuels, à lire si vous ne connaissez pas, à lire si vous connaissez ^^
  • Les Dérives de l’évaluation de la recherche. Du bon usage de la bibliométrie – Yves Gingras (sur amazon)
    Rien que le titre vous permet de savoir si vous devez lire ce bouquin, dans un cas c’est indispensable, dans l’autre passez votre chemin 😉

Voilà, les commentaires sont ouverts, et à dans un mois pour le book log des livres lus en Mai.

 

 

 

 

Quelques livres pour Noël

Et voilà, on y arrive, c’est bientôt la fin de l’année, avec tous les excès qui vont avec, et les cadeaux, les cadeaux, les cadeaux et aussi les cadeaux (est-ce que je vous l’ai dit ? j’aime bien les cadeaux, en faire comme en recevoir ^^).

Si jamais vous n’avez pas encore fait votre commande au vieux barbu, voici quelques idées cadeaux avec des livres que j’ai aimé ces derniers temps.

 

  • Peter F. Hamilton – Dragon déchu (lien amazon avec mon affil pour l’acheter)
    Peter Hamilton fait partie des grands noms du renouveau du space opéra. Ses centres d’intérêts : l’IA, la singularité, le transhumanisme font que le moindre de ses bouquins ressemble à la checklist de l’avenir vu par les fondateurs des GAFA et compagnie.
    Ici il nous raconte une histoire plus courte que d’habitude (1 tome) d’un soldat d’une corporation interplanétaire qui va faire une découverte qui va changer sa vie, la troisième raison va vous étonner… euh non je m’égare. Bref du space opéra sympa et sans prise de tête.
  • Plein d’auteurs – Sociologie d’internet (lien amazon avec mon affil pour l’acheter)
    Un excellent livre, sur… la sociologie d’internet. Interactions, sociabilités, médias, politique et économie, tous les aspects non techniques y passent. C’est super intéressant, c’est documenté, c’est à lire.
  • Jean-Paul Walch – Galilée (lien amazon avec mon affil pour l’acheter)
    Galilée, Copernic, la théorie héliocentrique, l’Eglise, tout ces protagonistes d’une révolution scientifique fondamentale, on ne les connait pas vraiment, et ce livre permet de découvrir une histoire dans l’Histoire. je ne vous cacherai pas que c’est un livre que la plupart de mes « suiveurs » trouveront aride, mais si vous avez un peu de courage et que la physique et l’histoire vous intéresse, ça vaut le coup de tenter le coup 😉
  • Umberto Eco – Chronique d’une société liquide (lien amazon avec mon affil pour l’acheter)
    On ne présente plus Umberto Eco. Avant sa mort il avait lui même fait la curation d’une partie de ses chroniques hebdomadaires. C’est un nouvel éclairage (pour nous Français) sur ses écrits, ne serait-ce que parce qu’ici il s’agit d’un travail d’éditorialiste, avec un ancrage plus fort dans la réalité. Après, vous verrez que quand on fait une chronique hebdomadaire on ne fait pas que du très bon, mais c’est à lire.
  • Evgeny Morozov – Pour tout résoudre cliquez ici (lien amazon avec mon affil pour l’acheter)
    La technologie n’est pas la solution aux problèmes de notre société, c’est en gros le point de vue de Morozov, et le livre est vraiment bien fait, avec en filigrane les deux notions de solutionnisme et de internet-centrisme. Après si vous isez l’anglais prenez la VO qui est bien mieux éditée que la VF, mais VO ou VF c’est un MUST MUST READ.
  • Luc de Brabandere – Homo Informatix (lien amazon avec mon affil pour l’acheter)
    On remonte le temps pour découvrir l’histoire de l’informatique au travers de portraits. le livre est intéressant car il est plus tourné « société » que « technique », pour le reste ça se laisse lire, mais cela ne sera sans doute pas votre lecture de l’année 😉

 

Voilà, si vous ne devez en prendre que deux : Hamilton et Morozov, sans hésiter. Bonnes fêtes, et n’abusez de rien tout en prenant de tout !