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La certification ix-seo, du niveau 1 au 3, il faut la faire !

Aujourd’hui je vais vous parler des trois certifications SEO que nous avons mis en place aux ix-labs : les certifications ix-seo niveau 1, niveau 2 et niveau 3.

Je vais commencer par vous les décrire, ensuite je vais vous parler de pourquoi il est à mon sens indispensable de passer des certifications (pas forcément les nôtres) et enfin je vais vous expliquer pourquoi faire les nôtres et où et comment les faire.

Les certifications ix-seo

La certification ix-seo niveau 1 permet de valider les connaissances généralistes que nous pensons être celles des SEOs. Je dis nous car nous avons été aidé par plusieurs SEOs (Olivier Andrieu, Olivier Duffez, Mathieu Chartier et Frédérik Bobet) pour faire les questions qui sont posées aux candidats.

Le passage du niveau 1 dure 2h, avec trois parties : un QCM avec questions VRAI/FAUX, un QCM avec questions à 3 choix dont un seul est correct, et des questions ouvertes (et attention il faut écrire à la main, c’est comme à l’école). Chaque partie est sur 100 points et pour obtenir la certification il faut : avoir au moins 60 dans les deux premières parties et au moins 201 sur 300 au global. Plus le score est haut mieux c’est.

L’objectif du niveau 1 n’est pas de valider des experts SEO, c’est au contraire de valider un socle de connaissance de base que doit avoir tout SEO (selon l’équipe des ix-labs, car nous assumons les choix qui sont faits). En faisant passer le niveau 1 aux maximum de SEO de tous les niveaux, on pourra donner une visibilité au niveau des recruteurs, c’est le but de ce niveau 1.

Si vous voulez montrer votre expertise pointue, il faut alors passer les niveaux 2 et 3 de la certification.

Le niveau 2 valide la capacité à créer et mettre en place une stratégie SEO. Pour la passer, il faut le niveau 1, et rendre un mémoire sur un cas concret fourni par le jury. En pratique cela veut dire que nous vous fournissons une short list de 3 ou 4 sites, et que vous devez en choisir un et rendre un rapport d’audit complet avec préconisations pour une stratégie SEO de votre choix. C’est un travail conséquent qui est demandé. Pour l’instant il n’y a qu’une personne qui a été validé, et son rapport était très complet. Le niveau 2 est sanctionné par une note sur 60 (6 critères sur 10 points chacun) et il faut au moins 36/60 pour être certifié. Le certifié type du niveau 2 est donc un SEO déjà aguerri.

Enfin, le niveau 3 permet de valider les compétences en situation réelle. Pour passer le niveau 3, il faut le niveau 2 et il faut soutenir devant un jury de pairs une présentation d’un cas client réel (avec une lettre du client qui atteste que le candidat est bien celui qui a fait le travail). L’objectif est donc de certifier des SEO au plus au niveau opérationnel.

Pourquoi passer une certification

Si vous êtes SEO de vos sites (dans ce cas je pense que éditeur est un mot qui convient mieux), alors bien sûr vous n’avez pas besoin de passer une certification (qaseo, ceseo, ix-seo, etc.). Mais sinon c’est utile :

  • Pour vous, car cela vous rend plus facile à cerner lors des recrutements, et si vous êtes indépendants cela donne de la visibilité au niveau des clients.
  • Pour les recruteurs, car pour l’instant il n’y a que peu de diplômes et formations, et on s’aperçoit que souvent les candidats marquent qu’ils ont la certification X ou Y, ou encore mieux, qu’ils ont suivi la formation de X ou Y (Olivier Duffez, SEO HL, frères Peyronnet, etc.). Il y a donc besoin de plusieurs marqueurs connus des recruteurs pour faciliter l’insertion professionnelle des SEOs.
  • Pour le secteur du SEO, sans rentrer dans les discussions de bar assez fréquentes dans le milieu, on voit qu’au moins une partie de la communauté est en recherche d’éléments structurants. Une certification fait partie de ces éléments.

Pourquoi la notre et pas une autre

(pour l’historique des premiers mois, c’est ici)

Première chose : il n’y a pas d’exclusion entre les certifications, à terme c’est le secteur qui arbitre (principalement les recruteurs en fait) et en attendant la meilleure stratégie est de passer toutes les certifications.

Ensuite, on a fait la notre pour plusieurs raisons, et parmi les raisons qui peuvent vous pousser à jouer le jeu de ix-seo il y a :

  • On associe notre nom à cette formation, et il est stable. Quand une entité créee une certification, il faut que la vision soit la même depuis la première année de certification jusqu’à 5, 10, 15 ans plus tard. C’est plus facile quand des personnes/entreprises mettent un label que quand c’est des groupes plus ou moins informels avec des changements de gouvernance fréquents, et donc des visions du métier qui vont différer d’un mandat sur l’autre.
  • Nous avons la capacité financière pour faire cette certification à grande échelle. Jusqu’ici nous avons fait passer peu de monde sur 2 mois en 2017 pour tester le concept. Convaincu, nous avons attendu de sécuriser une salle full time pour passer la seconde. C’est chose faite avec l’ouverture du centre de formation des ix-labs sur Paris. A compter de fin août nous planifions des certifications toutes les semaines hors vacances, nous pouvons donc faire passer plusieurs centaines de personnes par mois si il y a la demande en rapport.

C’est où ? combien ça coûte ?

C’est aux IX-LABS – Le 108, accès Métro 7 Le Kremlin-Bicêtre, 108 avenue de Fontainebleau,94270 Le Kremlin-Bicêtre.

Pour le niveau 1, c’est 25 euros HT (30 euros TTC) par personne pour le café, les bonbons, les 2 heures d’examen et la correction. Cette somme est une participation aux frais sachant que le temps de correction moyen est de 20 minutes par candidat en moyenne. L’objectif est de fournir un service à la communauté, à ce prix ce n’est pas rentable (mais on peut le faire, aussi car la salle est à nous). Pour ceux qui se posent la question, la rentabilité commence à plus de 50 euros TTC par personne pour le niveau 1.

Bien entendu les niveaux 2 et 3 sont plus coûteux (il y a un jury dès le niveau 2, et c’est en presentiel pour le niveau 3), mais c’est une histoire pour un autre jour.

Si vous voulez vous inscrire dès les premiers créneaux, voici les 7 premiers :

Attention, inscription obligatoire sur le site web, impossible de s’inscrire sur place

22 août

6 septembre

12 septembre

26 septembre

4 octobre

14 novembre

22 novembre

Attention, inscription obligatoire sur le site web, impossible de s’inscrire sur place

Les résultats actuels : http://www.ix-labs.org/certification-ix-seo/

Voilà, vous savez tout, à bientôt !

Le book log de mai et juin 2018

Bonjour à tous !

A l’origine je devais faire le booklog de mai en premier, puis celui de juin, mais comme je suis complètement à la bourre voici le booklog des deux mois. Il contient également mes conseils pour vos lectures de l’été.
Business as usual : les liens amazon c’est de l’affiliation, pas la peine de râler vous n’êtes pas obligé de cliquer 😉

Le booklog

    • Courir ou mourir – Kilian Jornet (sur Amazon)
      Jornet est un athlète hors norme et ce livre sans prétention évoque sa pensée et sa motivation pour la course à pieds. L’écriture est assez mauvaise, mais la lecture est rapide et ça reste raisonnablement intéressant.
    • La flotte perdue – tomes 1 à 6 – Jack Campbell (sur Amazon) puis La flotte perdue : par delà la frontière – tomes 1 à 6 – Jack Campbell (sur Amazon)
      Ce genre de saga assez nulle dans le fond me fascine toujours. Ici il s’agit de grandes batailles épiques dans le futur, avec des extraterrestres et des gros vaisseaux. Ne vous attendez pas à de la grande littérature, personnellement c’est ce que je lis pour m’endormir, tard le soir…
    • Machine learning avec Python – Andreas Mueller et Sarah Guido (sur Amazon)
      Un bon livre pour apprendre, comme le nom l’indique, le machine learning avec Python.
    • Twenty Lectures on Algorithmic Game Theory – Tim Roughgarden (sur Amazon)
      Un livre pour les étudiants très avancés ou les chercheurs dans le domaine de la théorie des jeux et qui veulent bien comprendre les fondements mathématiques de la création des mécanismes, le prix de l’anarchie, etc.
    • Apprendre à programmer en Python avec PyZo et Jupyter Notebook – Bob Cordeau et Laurent Pointal (sur Amazon)
      Ce n’est personnellement pas mon livre favori pour apprendre Python, mais ici il y a une spécificité avec les notebooks, ce qui peut sans doute intéresser certains de mes lecteurs.
    • Plein de livres de la black library (warhammer 40k) – plein d’auteurs, certains qui savent à peine écrire, d’autres qui sont vraiment bons (sur Amazon).
      Là encore c’est de la littérature de commande avec à boire et à manger, toujours dans l’univers du jeu de figurines warhammer 40k (space marines, orks, eldars, etc.). La série de l’hérésie d’Horus est globalement de bonne qualité, ainsi qu’une bonne partie de la série sur les primarques. Pour le reste c’est très très variable. La saga des fantômes de Gaunt est plutôt bien, la sage sur Eisenhorn l’inquisiteur tient la route, en revanche les one-shot sur des batailles épiques ou des personnages alternatifs sont souvent assez nuls.
    • Narcissisme: Recueil de Nouvelles – Camille Gillet  (sur Amazon).
      Camille, qu’on croise souvent sur Twitter lorsque l’on fait partie de la sphère SEO/webmarketing/rédaction web, est avant tout une véritable auteure, et vous pouvez maintenant acquérir sur Amazon son premier recueil de nouvelles. C’est à lire, c’est pas cher, faut pas être timide !

Pour l’été

Je pourrais vous conseiller un plein cartons de livres pour cet été, mais je vais me cantonner à deux seulement.
Le premier est Au péril de l’humain, par Jacques Testart et Agnès Rousseau (sur Amazon). Ce livre c’est l’alliance d’un biologiste et d’une journaliste engagée pour nous parler de ce qu’est le transhumanisme et surtout de l’idéologie sos-jacente au mouvement, qui d’après les auteurs est du ressort de la haine de soi-même. C’est à lire car cela remet en perspective le discours solutionniste que l’on a l’habitude d’entendre chez les techno « prophètes ».
Ma deuxième proposition est Makers, par Isabelle berrebi-Hoffmann, Marie-Christine Bureau et Michel Lallement (sur Amazon). Ces trois auteurs sont tous sociologues et dans ce livre ils évoquent les différents aspects de cette culture du « faire ». On y parle hackerspace et fablab, en y évoquant ce qui différencie l’un de l’autre (basiquement l’un est plus « politique » que l’autre), on y parle de la spécificité française, on y parle de la relation du mouvement des makers à la marchandisation du monde, etc. C’est objectivement un livre très intéressant que je vous conseille vivement.

Voilà, bonne lecture, et bon été bien sûr !

 

Le book log d’avril 2018

Sur ce blog j’ai souvent fait des billets sur quelques bouquins à lire (ou pas d’ailleurs)… Pour réussir à m’astreindre à parler livres régulièrement, je change mon fusil d’épaule et je vais faire un book log d’une partie des livres que je lis mois par mois, ce sera beaucoup plus simple pour moi.

Globalement, je ferais une liste avec juste quelques mots et même parfois une note (car c’est souvent plus parlant), et sauf exception je ne mettrais pas les bouquins très techniques du boulot.

Enfin, comme d’habitude les liens amazon c’est de l’affiliation, pas la peine de râler vous n’êtes pas obligé de cliquer 😉

  • Jusqu’au coeur du Soleil: Élévation, T1 – David Brin (sur amazon)
    On commence par la déception du mois. David Brin est un des grands noms de la SF, mais j’ai toujours trouvé que ses récits étaient poussifs, c’est pour moi encore le cas ici, et j’avoue (et c’est pourtant rare) que je n’ai même pas tenu jusqu’au bout.
  • Vingt mille lieues sous les mers – Jules Verne
  • L’île mystérieuse – Jules Verne
    Deux grands classiques…  je relis périodiquement l’île mystérieuse que j’aime beaucoup et pour d’évidentes raisons (spoiler) j’ai eu envie de relire 20 000 lieues sous les mers. Je suis moins fan de ce dernier, mais si vous n’avez jamais lu Jules Verne, il est temps de corriger cette erreur.
  • Le Dernier Château et autres crimes – Jack Vance (sur amazon)
    Quatre textes de Jack Vance, rien de plus à dire, c’est très bien comme d’habitude.
  • La saga de John Perry tomes 1, 2 et 3 – John Scalzi (sur amazon, amazon, amazon)
    Une saga (en 5 ou 6 tomes) de SF sur la guerre et avec des extraterrestres. Ca parait être à lire, et ça l’est au début, avec pas mal d’idées déjà vues (sur la transmission de la conscience, sur le clonage, etc.). Mais très rapidement ça se dégrade, preuve encore une fois que parfois il faut finaliser ses histoires plus tôt. Je vous conseille de lire au moins le premier tome, et ensuite d’aviser.
  • Think like a data scientist – Brian Godsey (sur amazon)
    Un livre sur la data science, pour vous apprendre les bonnes pratiques et la méthodologie. Ca reste un livre de « haut niveau » : pas de détails ultra-techniques mais un panorama complet du métier. Si vous êtes curieux et que vous avez déjà un petit bagage technique je vous le conseille fortement.
  • Machine Learning for Absolute Beginners – Oliver Theobald (sur amazon)
    Comme le nom l’indique, mais avec du code quand même. Objectivement vous pouvez vous en passer.
  • Comprendre le Deep Learning: Une introduction aux réseaux de neurones – Jean-Claude Heudin (sur amazon)
    Celui-là par contre je le conseille, et je déplore le titre choisi, il y a bien plus que simplement une intro au deep learning dans ce livre qui est bien écrit et pédagogique.
  • Le Diable rebat les cartes – Ian Rankin (sur amazon)
    Rébus revient pour une vieille affaire, et il n’est pas content… Un bon Rankin, avec les protagonistes usuels, à lire si vous ne connaissez pas, à lire si vous connaissez ^^
  • Les Dérives de l’évaluation de la recherche. Du bon usage de la bibliométrie – Yves Gingras (sur amazon)
    Rien que le titre vous permet de savoir si vous devez lire ce bouquin, dans un cas c’est indispensable, dans l’autre passez votre chemin 😉

Voilà, les commentaires sont ouverts, et à dans un mois pour le book log des livres lus en Mai.

 

 

 

 

Quelques livres pour Noël

Et voilà, on y arrive, c’est bientôt la fin de l’année, avec tous les excès qui vont avec, et les cadeaux, les cadeaux, les cadeaux et aussi les cadeaux (est-ce que je vous l’ai dit ? j’aime bien les cadeaux, en faire comme en recevoir ^^).

Si jamais vous n’avez pas encore fait votre commande au vieux barbu, voici quelques idées cadeaux avec des livres que j’ai aimé ces derniers temps.

 

  • Peter F. Hamilton – Dragon déchu (lien amazon avec mon affil pour l’acheter)
    Peter Hamilton fait partie des grands noms du renouveau du space opéra. Ses centres d’intérêts : l’IA, la singularité, le transhumanisme font que le moindre de ses bouquins ressemble à la checklist de l’avenir vu par les fondateurs des GAFA et compagnie.
    Ici il nous raconte une histoire plus courte que d’habitude (1 tome) d’un soldat d’une corporation interplanétaire qui va faire une découverte qui va changer sa vie, la troisième raison va vous étonner… euh non je m’égare. Bref du space opéra sympa et sans prise de tête.
  • Plein d’auteurs – Sociologie d’internet (lien amazon avec mon affil pour l’acheter)
    Un excellent livre, sur… la sociologie d’internet. Interactions, sociabilités, médias, politique et économie, tous les aspects non techniques y passent. C’est super intéressant, c’est documenté, c’est à lire.
  • Jean-Paul Walch – Galilée (lien amazon avec mon affil pour l’acheter)
    Galilée, Copernic, la théorie héliocentrique, l’Eglise, tout ces protagonistes d’une révolution scientifique fondamentale, on ne les connait pas vraiment, et ce livre permet de découvrir une histoire dans l’Histoire. je ne vous cacherai pas que c’est un livre que la plupart de mes « suiveurs » trouveront aride, mais si vous avez un peu de courage et que la physique et l’histoire vous intéresse, ça vaut le coup de tenter le coup 😉
  • Umberto Eco – Chronique d’une société liquide (lien amazon avec mon affil pour l’acheter)
    On ne présente plus Umberto Eco. Avant sa mort il avait lui même fait la curation d’une partie de ses chroniques hebdomadaires. C’est un nouvel éclairage (pour nous Français) sur ses écrits, ne serait-ce que parce qu’ici il s’agit d’un travail d’éditorialiste, avec un ancrage plus fort dans la réalité. Après, vous verrez que quand on fait une chronique hebdomadaire on ne fait pas que du très bon, mais c’est à lire.
  • Evgeny Morozov – Pour tout résoudre cliquez ici (lien amazon avec mon affil pour l’acheter)
    La technologie n’est pas la solution aux problèmes de notre société, c’est en gros le point de vue de Morozov, et le livre est vraiment bien fait, avec en filigrane les deux notions de solutionnisme et de internet-centrisme. Après si vous isez l’anglais prenez la VO qui est bien mieux éditée que la VF, mais VO ou VF c’est un MUST MUST READ.
  • Luc de Brabandere – Homo Informatix (lien amazon avec mon affil pour l’acheter)
    On remonte le temps pour découvrir l’histoire de l’informatique au travers de portraits. le livre est intéressant car il est plus tourné « société » que « technique », pour le reste ça se laisse lire, mais cela ne sera sans doute pas votre lecture de l’année 😉

 

Voilà, si vous ne devez en prendre que deux : Hamilton et Morozov, sans hésiter. Bonnes fêtes, et n’abusez de rien tout en prenant de tout !

[Good Books] Quelques livres pour l’été (4/X)

C’est déjà l’été et pour certains vous êtes sans doute déjà en vacances… Mais même en retard, voici ma petite sélection de livres pour l’été, avec comme d’habitude de la réflexion avec deux essais, des devoirs de vacances avec deux livres techniques, et un peu de rêve et d’aventures avec deux romans.

Comme je suis bien à la bourre je vais être le plus concis possible…

Réfléchir

Pour commencer l’été, rien de tel qu’un peu de réflexion. En ce moment le sujet chaud c’est l’intelligence artificielle et le transhumanisme, alors voici deux livres sur ces sujets. Les deux sont assez courts, et présentent deux visions plutôt opposés concernant le futur.

Le premier que je vous propose est « Les robots font-ils l’amour ? Le transhumanisme en 12 questions » par Laurent Alexandre et Jean-Michel Besnier. Un titre un peu racoleur pour un sujet d’actualité, présenté au travers d’un livre-discussion entre deux auteurs pas toujours d’accord. Le lien amazon pour commander : http://amzn.to/2tMiSZA.
Le second livre est « Le mythe de la Singularité – Faut-il craindre l’intelligence artificielle ? » par Jean-Gabriel Ganascia. Le discours de l’auteur est vraiment très différent de ce que l’on a l’habitude de voir sur le sujet de l’IA et la singularité. En effet, pour lui ça n’est pas prêt d’arriver… Le lien amazon pour commander : http://amzn.to/2vgdbRD.

Apprendre

Pour ne pas oublier les fondamentaux, ou pour progresser techniquement, rien ne vaut quelques exercices d’algo avant l’apéro. Je vous propose donc un livre assez scolaire sur l’algorithmique : « Conception d’algorithmes: Principes et 150 exercices corrigés », que vous pouvez voir là : http://amzn.to/2vgabEM. C’est plutôt pour les débutants en code qui veulent comprendre les algos.

Autre livre technique de l’été : « Apprentissage machine: De la théorie à la pratique. Concepts fondamentaux en Machine Learning« . Celui-là est plus en phase avec les intérêts actuels du public et sans surprise il vous explique de manière plutôt accessible le machine learning 😉 (le lien : http://amzn.to/2tMieek).

Rêver et se divertir

J’ai bien évidemment plein d’idées au chapitre de la lecture pour se divertir, je pensais d’ailleurs vous aiguiller vers une de mes grandes passions : le monde de Lovecraft, et en particulier son enrichissement par ses nombreux « suiveurs » (on parlerais de nos jours de fan fiction^^). Mais au final, je préfère vous proposer un écrivain français bourré de talent (que j’ai eu la chance d’interviewer pour Krinein il y a maintenant looongtemps), et mon écrivain de SF favori (et malheureusement décédé il y a 4 ans).

Je commence donc par Matthieu Gaborit, écrivain français créateur d’univers, ses écrits valent le détour de par la poésie qu’ils contiennent, et des idées toujours un peu barrées que l’auteur présente. Pour l’été je vous conseille l’excellent « abyme » qui nous relate les aventures de Maspalio le farfadet (et vous pouvez bien sûr le commander via le lien http://amzn.to/2tPIOnf).

Enfin, si vous ne devez en lire qu’un, c’est du coté de Iain Banks qu’il faut se tourner. Banks est un auteur pour qui la SF c’est plus que des vaisseaux, des lasers et des boums boums. Il a un vrai message (généralement politique) qu’il fait passer au travers de ses histoires de space opéra toujours centrées autour du destin assez vain de quelques personnages. Sa civilisation galactique, la culture, est affranchie du travail, est gérée par des IA (les mentaux), on peut digitaliser son esprit, on y est immortel si on le souhaite (mais personne ne le souhaite réellement)… Bref, il y a tous les ingrédients de la SF grandiose, pour nous faire comprendre qu’il y a des questions qui sont/seront les mêmes pour tous.

De Banks, je vous propose directement ce qui est pour moi son livre le moins accessible : les enfers virtuels (sur amazon c’est là : http://amzn.to/2ttR9tm). Attention, ça parle beaucoup de torture, c’est pas toujours « facile » à lire.

Voilà, et surtout revenez me dire dans les commentaires si vous avez lu, et si ça vous a plu ou pas 😉

 

Construire une machine pour faire du deep learning

Il ne vous a sans doute pas échappé qu’en ce moment il y a une grande effervescence autour de « l’intelligence artificielle » dans le grand public, principalement car il y a une grande fébrilité autour du machine learning.

Cette fébrilité a des effets sur le marché de l’emploi (il est très difficile de recruter des profils machine learning/data en ce moment, et quand on a ce profil on est assailli par une surenchère d’offres de plus en plus hautes), et plus prosaïquement sur le prix du matériel qui permet de faire tourner les algos associés (oui, j’ai des actions NVIDIA ^^).

La grande mode est aux techniques de deep learning. Mon objectif dans ce billet n’est pas d’expliquer le deep learning (pour débuter lisez déjà wikipedia, puis ensuite le livre de Goodfellow, bengio et Courville qui est dispo gratuitement ou payant sur amazon), mais de vous parler des éléments techniques permettant de mettre en place des réseaux profonds.

Il y a naturellement de très nombreuses bibliothèques pour faire du deep learning (voir ici) qui ont presque tout le support CUDA, et c’est pour cela qu’il vous faut du GPU de chez NVIDIA pour vous amuser sans avoir besoin d’attendre des jours pour entrainer le moindre réseau. Pour le dire plus clairement, sans GPU pas la peine de vous y mettre.

Nous allons voir maintenant deux machines pour faire du deep learning (et aussi la plupart des tâches liées à des GPUs puissants). J’ai casé partout mon lien d’affiliation, mais soyez prudent, amazon n’est pas toujours l’endroit le moins cher !

La machine pas chère.

Si vous n’avez pas un budget illimité, notamment si vous voulez juste vous amuser un peu mais pas rivaliser dans les compétitions Kaggle, ou faire de la presta, ou si vous n’avez pas un projet ambitieux, une machine avec un GPU vous permettra d’apprendre en toute quiétude.

  • Il faut d’abord un GPU, ce sera pour cette machine une GTX 1070 (elles sont toutes là sur amazon avec mon lien d’affil) ou une GTX 1080 (ici)
  • Il vous faut un CPU et une carte mère avec de la RAM. Un i5-6600 est largement suffisant (240 euros ici), auquel vous collez un peu de RAM (16G pour 140 euros) et vous mettez le tout sur une carte mère du type de la Gigabyte GA-Z170XP-SLI (je ne sais pas si elle se vend encore, mais un truc du genre).
  • Pour le disque dur, sans moyens prenez du SATA en 1TB, ça vous coutera 50 euros (56 pour celui là).
  • Il ne manque enfin que le boitier, auquel il faut rajouter une alimentation puissante car un GPU ça consomme (je mets celle là, mais c’est sans doute overkill).

Au final, vous en avez pour un peu plus de 1000 euros, et je suis prêt à parier que vous pouvez vous en tirer pour beaucoup moins en récupérant un peu de matos chez vous.

La machine puissante.

Si vous avez des besoins en calcul très fort ou bien si vous avez un portefeuille bien rempli et que vous voulez vous amuser, je vous propose une config de ce type :

  • Pour le CPU, on part sur plus puissant avec un core i7 5930K. 6 coeurs et 3,5GHz, ça laisse de la marge sachant que le deep learning sur GPU utilise peu ou pas le CPU. A noter qu’a priori avec celui là vous avez 40 lanes PCIe, donc vous pouvez mettre jusque 4 GPUs. Il est là sur Amazon.
    Pour ventiler le CPU, un Noctua comme celui-là. N’oubliez pas la pâte thermique pour mettre entre les deux !
  • Pour la carte mère, il y a un choix pléthorique, l’Asus X99 fait le job.
    Elle est dispo ici.
  • Il faut de la RAM, mais en théorie pas beaucoup car il n’y en a pas besoin pour le calcul sur le GPU. Ceci étant, avec une machine pareille vous aurez peut-être envie de faire d’autres choses aussi, et dans ce cas 64 GB ça semble OK. De la RAM DDR4 est alors l’idéal. Il y en a sur Amazon.
  • Le nerf de la guerre pour faire du calcul sur des GPUs, c’est les GPUs. Un bon rapport prix/puissance, c’est les Titan X (architecture Pascal). Je vous propose de prendre deux GeForce GTX Titan X 12 GB (bon courage pour en trouver elles sont en rupture un peu partout). Si vous abandonnez votre recherche, prenez des GTX 1080 (dispo ici). Elles sont moins chères, prenez en plus ^^.
  • Il faut ensuite un boitier et une alim. N’oubliez pas que vous faites une machine qui va consommer comme jamais de l’électricité. Visez donc une alimentation entre 850 et 1500 W selon les GPUs que vous aurez mis dans la machine. Il y a du choix chez Corsair, mais aussi du bon matos chez EVGA en 850 W ou en 1000 W.
    Pour le boitier, tout est bon du moment qu’il est assez grand et ventilable. Moi j’aime bien le Corsair Air 540, mais au bureau notre plus gros boitier c’est une grosse bouse moche qui fait le job !
  • Enfin, il vous faut du disque. Si vous faites bien les choses vous avez déjà un NAS de grande capacité pas loin, donc il vous fait un disque rapide mais pas forcément énorme. Prenez donc un SSD de 1 TB, ça ira parfaitement. Un très bn choix sera par exemple un Samsung 850 EVO de 1 TB.

Si vous faites le calcul, la facture est lourde, en TTC cela fait entre 4000 et 4500 euros (entre 3300 et 3750 HT donc). Mais là vous aurez une puissance de feu vraiment importante, et à vous la joie du deep learning au niveau des champions !

N’hésitez pas à commenter, avec votre courtoisie habituelle bien sûr.

 

 

 

 

Du nouveau aux ix-labs

Ce billet assez court est en fait un message de service à destination de tous ceux qui suivent l’aventure des ix-labs. Il y a effectivement de la nouveauté puisque Guillaume rejoint totalement les ix-labs. Cela étonnera peut-être certains qui pensaient que Guillaume était déjà 100% aux ix-labs, mais ce n’était pas le cas puisqu’il avait aussi un certains nombre d’activités dans la société Nalrem Medias dont il est le boss.

En fait, puisque nous dévoilons tout ici, Nalrem Medias et les ix-labs vont fusionner pour devenir une seule entité (qui portera le nom des ix-labs). Ainsi nous aurons trois pôles d’activités :

  • Un pôle R&D qui comme son nom l’indique portera toutes nos activités R&D avec notamment de la prestation de recherche/innovation pour des tiers, ainsi que le développement, la maintenance et la commercialisation des outils (comme https://yourtext.guru/ et d’autres sur lesquels nous ne communiquons pas).
  • Un pôle formation qui porte les formations des frères Peyronnet « habituelles », les formations R, Python, data science et les lives.
  • Un pôle édition, qui vous vous en doutez, est centré sur l’exploitation de nos sites avec des monétisations via publicité, affiliation et publications de « textes » 😉

Voilà, vous savez tout, à bientôt pour de nouvelles aventures !

Quelques bonnes raisons de quitter le milieu académique

Voici un billet que j’aurai mis beaucoup de temps à proposer. Beaucoup de temps car je ne voulais pas écrire un tel billet trop rapidement après ma mise en disponibilité. En effet, le temps aurait éventuellement pu faire évoluer mon point de vue sur le milieu académique. Au final, ce n’est pas le cas. Je souhaitais également attendre que mon dernier thésard soutienne, principalement pour éviter qu’il n’entende des commentaires stressants pour lui sur son directeur de thèse.

Pour rappel, je suis en disponibilité depuis le 1er septembre 2014, après 2 ans comme Professeur des Universités à la fac de Caen, 5 ans comme MCF à l’Université Paris-Sud, 1 an de « postdoc » à l’X, 2 ans comme enseignant-chercheur à l’EPITA, 1 an comme ATER à Paris 7 et 3 ans de thèse à Paris-Sud.

Depuis mon départ en 2014, j’ai eu de nombreuses occasions de rencontrer d’anciens collègues. On me pose beaucoup de questions, et je vois bien qu’implicitement la seule cause admise pour le départ du milieu académique est financière. L’argent, grand fantasme : si on part c’est pour gagner plus ^^. En fait ça n’a pas été mon cas. C’est pour cela que j’écris ce billet, afin de présenter quelques bonnes raisons pour quitter le milieu académique, ces raisons assemblées m’ont poussé à partir. Et maintenant, même si je peux dire que du point de vue financier je suis sans doute gagnant, c’est plus un effet du gain de productivité qu’on peut avoir dans une structure plus souple que de la richesse supposée du milieu privé.

Enfin, je parle ici du milieu académique (principalement universitaire) mais certains des points que j’évoque sont directement transposables dans d’autres fonctions publiques (parfois même en pire, comme par exemple lorsque qu’en plus d’un appareil administratif fort on se retrouve avec les désirs d’un élu tout puissant).

Voici donc quelques bonnes raisons pour quitter le milieu académique, sans hiérarchie particulière :

  • Il n’y a plus de définition claire des missions de l’enseignant-chercheur
    C’est le point le plus évident, et sans doute celui sur lequel tout le monde est d’accord. Il est désormais quasiment impossible de définir clairement quelles sont les missions réelles de l’enseignant-chercheur : l’enseignement et la recherche, c’est très clair. Mais est-ce que gérer les emplois du temps et les salles fait partie de l’enseignement ? Est-ce que gérer les contrats des vacataires est une mission pour un responsable pédagogique (plutôt qu’une mission des RH) ? Est-ce que la recherche de contrat fait partie de la recherche ? Est-ce que la gestion des bureaux, des fournitures, des capsules à café, des périodiques à la bibliothèque, fait partie du job ? Bref, vous l’aurez compris on demande de plus en plus aux seuls personnels qu’on ne peut pas « dégraisser », pour faire des économies, sans doute au prix d’un futur bien noir pour la qualité de la science française.
  • La fonction support perturbe désormais les missions légitimes
    La fonction support, c’est l’ensemble des personnes qui sont en théorie là pour servir la mission en délestant les enseignants-chercheurs de ce qui n’est pas tout à fait leur métier, mais qui est nécessaire à ce métier. Dans la fonction support il y a donc les différents secrétariat (pédagogique, labo, etc.), les administrateurs systèmes, les techniciens, les RH, la compta, etc.
    Soyons clairs : de nos jours, dans la plupart des facs c’est la fonction support qui de fait dirige la boutique avec des contraintes de plus en plus ubuesques. Savez-vous par exemple que dans certains labos d’informatique on ne peut pas être root sur sa machine, et que l’administration système n’hésite pas à discuter les choix techniques des chercheurs ? Que certaines administrations exigent des documents en couleur en plusieurs exemplaires manuscrits identiques pour lancer des remboursements ?
    Plus récemment une responsable d’un bureau des thèses voulait m’expliquer ce qu’est un directeur de thèse, inutile de dire que l’explication a plutôt été dans l’autre sens, pour recadrer la personne…
  • L’administration toute puissante a perdu de vue les êtres humains
    C’est un corollaire direct du problème précédent : les personnels support amers et désabusés (à raison) appliquent les règles sans faire de sentiments, au risque de pénaliser tout le monde, de stresser les étudiants, etc. Par exemple, que penser d’une fac qui interdit à une personne d’apparaître comme encadrant officiel d’une thèse, car « il fallait demander avant monsieur », et ce même si cette personne a contribué à tous les articles du thésard et l’a encadré de très près ?
  • Le système est dysfonctionnel par nature
    La nouvelle mode de la fonction publique c’est l’objectivisation (= le bean counting), par exemple on comptant le nombre de publications, le nombre d’étudiants dans un diplôme, le nombre de jurys, de séminaires, etc. Cette objectivisation vient du fantasme de « on va faire comme dans le privé » (ce qui montre à quel point la fonction publique ne connait pas le secteur privé d’ailleurs).
    Le problème de cette objectivisation, au delà de sa bêtise intrinsèque, est qu’une mesure de performance sans punition ni récompense possibles ne sert à rien d’autre qu’à créer du stress et de l’humiliation (car le seul moyen de punir est de mettre les personnes moins performantes au pilori en public).
  • Le manque de moyens récurrents
    Pas grand chose à dire là dessus, il n’y a plus d’argent pour les choses importantes comme par exemple les voyages en conférences (il n’est pas rare d’être de sa poche dans les facs « de province »), ou le matériel (sans contrats de recherche difficile d’avoir une machine de bureau ou un ordinateur portable performant à certains endroits).
  • Les surcoûts : un gaspillage permanent
    Mais en parallèle de ce manque de moyens, il y a un gaspillage permanent. Ce gaspillage est dû aux rackets de certains fournisseurs qui profitent des règles des marchés pour vendre plus cher des choses qu’on pourrait avoir moins cher ailleurs (très visible sur le matériel informatique par exemple). Mais la plus grosse source de gaspillage est sur les aspects humains : une réunion d’une heure avec 10 personnes de niveau MCF moyen, ça coûte quasiment 300 euros. Combien d’heures passez-vous dans des réunions inutiles ? Vous pouvez faire le calcul de l’argent perdu POUR la société facilement…

En plus de ces raisons avec lesquelles quelqu’un de très motivé peut sans doute composer, il y  des points beaucoup plus graves.

  • Les petits chefs
    Plus le système se dégrade plus certaines personnes vont essayer d’avoir des places de « pouvoir » (pour ce que ça vaut dans le milieu académique, où en fait il n’y a pas de vrai pouvoir) pour avoir la main sur les ressources ou être plus tranquilles. Une fois ces personnes en place, elles vont être au choix tyranniques, ou magouiller dur, ou faire payer à d’autres des offenses souvent imaginaires. Bien évidemment il n’y a pas que des petits chefs, mais soyons francs il y en a, chez les collègues, mais aussi dans le personnel administratif, ce qui entraine des souffrances au travail qui ont parfois des effets dramatiques sur les personnes.
  • Le manque de vision cohérente
    Aujourd’hui, il est très rare de rencontrer des visionnaires parmi les scientifiques. En effet, le bean couting favorise plutôt les aspects techniques, le micro-management et la recherche incrémentale, et donc les personnes avec une vision se taisent ou partent. Au niveau des directions de laboratoires les chefs vont se placer en gestionnaire d’une mosaïque de sujets, certains importants d’autres complètement has-been, mais personne n’aura le courage de « forcer » une vision cohérente sur le long terme. On attend toujours l’émergence d’une génération de chercheurs charismatiques que les autres suivront aveuglément, pour l’amélioration de la société (que ça marche ou pas c’est un autre sujet).
  • La pauvreté intellectuelle
    Histoire de continuer à ne pas me faire d’ami, je pose une question simple : vous qui êtes enseignant-chercheur et qui me lisez, combien avez vous lu de livres de pédagogie ? de livres sur la société, et sur sa relation à la technologie et la science ? sur les usages sociologiques de votre discipline ? sur l’éthique ? ou même plus simplement sur les autres sciences ? Il y a de moins en moins de réflexivité et de curiosité intellectuelle dans les facs, et ça va finir par se voir et avoir un impact.

    • La résignation
      Mon dernier point, celui qui m’a littéralement fait fuir : l’acceptation de la proximité de la mort du milieu académique français. Il est pour moi inacceptable d’accompagner un système à sa mort en croyant que c’est le seul moyen de le sauver (combien pensent que faire de l’admin « c’est normal » et que les choses vont s’arranger un jour ?).

Voilà donc une liste bien noire et que j’assume pleinement. Mais est-ce que tout cela est l’apanage de l’ESR, voire de la fonction publique ? Pour certains points oui, mais pour d’autres clairement non. La différence, c’est que les coûts indus sont ici supportés par la société, c’est-à-dire nous, la collectivité. Alors que dans le privé ce n’est pas le cas.

En revanche dans le public comme dans le privé, les travailleurs sont libres d’aller voir ailleurs, mais ce n’est pas toujours si facile que ça, loin de là, et même pour certains postes/métiers c’est en réalité impossible (il y a par exemple des postes dans la fonction publique qui n’existent nul part ailleurs, ce qui est d’ailleurs édifiant en tant que tel). Cela demande aussi un certain courage, voire une certaine absence de conscience du risque. Mais bon, quand on aura 90 ans et qu’on se retournera sur sa vie, qu’est ce qu’on veut voir ? Moi j’ai choisi.

Au final, pourquoi est-ce que je suis parti ? pour tout ça, mais surtout pour les 4 derniers points. Tous les autres sont pénibles et déprimants mais supportables si les gens travaillent ensemble « for the greater good ».

Voilà, vous êtes maintenant libres de commenter abondamment, dans la courtoisie de préférence.

4 livres pour Noël

img_2443Nous allons bientôt arriver à la trêve des confiseurs, quelques jours tranquilles, généralement en famille, avec des longs moment de repos entre des repas gargantuesques… Qui dit repos dit lecture, je vous propose donc 4 livres très différents pour vous étonner, réfléchir, vous amuser et vous faire peur.

Réfléchir : Eloge des mathématiques par Alain Badiou. (lien amazon pour l’acheter)

Le première livre que je vous conseille est de très loin le plus ardu des quatre. Il s’agit d’un entretien entre Gilles Haéri et Alain Badiou. Le philosophe y explique la beauté des mathématiques et l’émerveillement que cela lui procure. On commence par une ode à un beau théorème, on embraye sur les relations entre maths et philo et sur la raison pour laquelle les deux disciplines s’éloignent de plus en plus. Pour Badiou, les maths c’est une brique de base de la culture et pas un outil réservé aux élites.

S’étonner : Hunter S. Thompson journaliste & hors-la-loi par William McKeen. (lien amazon pour l’acheter)

J’avais entendu parler de Hunter Thompson via le film Las Vegas Parano. Intrigué, j’ai lu cette biographie et c’est réellement un must read qui vous montrera un homme brillant, fou, étonnant, choquant, etc. N’hésitez pas vous pouvez y aller les yeux fermés.
Sans rapport, j’en profite pour vous engager à lire des biographies. La vie des femmes et hommes qui ont fait de belles réalisations ou qui ont eu des vies extraordinaires est souvent très inspirant.

S’amuser : Player one par Ernest Cline. (lien amazon pour l’acheter)

Avec ce livre on passe dans le loisir avec un roman d’anticipation. En 2044 le jeune Wade vit comme presque tout le monde dans la grande misère (réchauffement climatique et vie virtuel généralisée oblige). Ses études, ses loisirs, sa vie, tout se passe dans OASIS, une réalité virtuelle fréquentée par tous et toutes. A sa mort, le créateur de l’OASIS, fan de retrogaming, a promis son héritage à celui qui serait capable de résoudre quelques énigmes basées sur les jeux des années 80, Wade se prend au jeu, mais il n’est pas le seul.

le livre est bien mené, et surtout tout ce qui concerne le retrogaming et les années 80 est rigoureusement exact, à lire donc.

Se faire peur : Superintelligence par Nick Bostrom. (lien amazon pour l’acheter)

Le dernier livre est en phase avec ce qui intéresse généralement mes lecteurs. On y parle (en anglais) des risques liés à l’émergence d’une superintelligence, ce qui pourrait arriver via l’intelligence artificielle (le premier chapitre évoque d’autres moyens d’y arriver, mais le plus probable selon Bostrom est l’IA). Je reviendrais dans le futur sur ce livre et surtout sur certains points sur lesquels je suis en désaccord, mais c’est réellement un livre indispensable si vous voulez réfléchir aux implications des IA généralistes, aux dangers des technologies auto-apprenantes,  et même plus largement une ode à « méfie toi de ce que tu souhaites ».

Voilà, sur ces bonnes paroles, je vous souhaite une bonne fin d’année et une bonne lecture !

Les ix-labs ont deux ans !

Il y a deux ans, je prenais une disponibilité de mon poste de professeur des universités pour monter un labo de R&D privé : les ix-labs. A la fin de la première année, j’étais déjà plutôt content (voir ici), et pour spoiler ce billet, je dois dire que cette année a été encore meilleure. Meilleure ? oui meilleure, et sur tous les plans, sur le plan financier (croissance de presque 50%) mais surtout sur le plan des missions, qui sont chaque jour plus intéressantes.

Que s’est-il passé lors de cet exercice dans l’écosystème des ix-labs ?

Je vais commencer par faire un petit retour sur les principaux points intéressants de l’année.

  • Les lives des ix-labs. Je vais en fait commencer par l’activité qui est la plus problématique. Les live des ix-labs sont, je pense, une réussite sur le plan intellectuel : les exposés sont tops et certains ont donné des idées de produits à des confrères (je pense notamment à l’exposé de Guillaume sur les corpus). Mais nous voyons bien que notre retard chronique prend une dimension épique et à la rentrée, quand nous aurons fini les exposés qui auraient dû être faits avant janvier 2016, nous réévaluerons cette activité pour voir comment offrir un service de la même qualité, mais sans le retard (deux pistes : un abonnement avec moins d’exposés, ou bien un paiement au coup par coup, si vous avez un avis sur la question, vous savez comment me joindre).
  • Les conférences QueDuWeb et iSWAG. Vu ce qui a été dit ici, ici, ici, ici, ici, ici ou encore ici, j’estime que c’est une réussite. L’année prochaine, QueDuWeb reviendra, probablement sur deux jours, mais iSWAG n’aura pas lieu, la situation économique de la plupart des labos de recherche ne permettant pas de garantir facilement une audience suffisante. Nous pensons cependant à ajouter quelques exposés de vulgarisation scientifique dans QueDuWeb, car il y a un public intéressé.
  • L’international. Rien à voir avec le chant révolutionnaire… Cette année nous avons réalisé un peu plus de 20% de notre CA à l’international, y compris sur des activités de data science, c’est pour nous une reconnaissance importante.
  • La R&D et la data science. Ces deux activités restent de très loin nos activités principales (70% de notre temps). Il y a de la R&D et de la data science dans l’étude webspam (terminée cette année), dans les travaux avec Qwant et d’autres grands comptes, mais aussi dans nos « spin-off » comme YourTextGuru et The Machine In The Middle (présentée rapidement lors de QueDuWeb, plus à venir bientôt, Guillaume en parle dans ce podcast chez Thomas Cubel).
  • Les formations. Au delà des classiques (moteurs sur 2 jours, machine learning sur une journée et vitesse sur 1 journée) opérées via les frères Peyronnet, nous avons commencé une formation R + Python, pour l’instant en intra chez un de nos clients. Concernant la formation vitesse, nous réfléchissons à la proposer en mode dématérialisé, et là encore, si vous avez un avis sur la question, n’hésitez pas à nous le faire connaitre.
  • A titre personnel. Ca peut faire sourire, mais j’ai été honoré d’être nommé Personnalité Search de l’année 2016 en marge de la conférence SMX. En vrai ça fait très plaisir.

Voilà pour les points importants. Ce qui permet de passer aux news pour notre troisième exercice.

Plein de projets excitants pour l’année à venir

Alors que l’équipe n’était pas composée de personnes à temps plein aux ix-labs l’année dernière (sauf moi), cela change : Thomas et Lucie rejoigne totalement l’équipe (enfin, Lucie conservera en partie son activité de rédactrice freelance à coté, donc si vous avez besoin d’elle n’hésitez pas). Guillaume est sur tous nos projets également.

En terme de projets, à part ce qui est en continuité (formations, R&D, QueDuWeb), nous allons passer la seconde pour YourTextGuru et The Machine In The Middle.
La formation R/Python sera sans doute adaptée pour un public large, en commençant par une formation R seul. Nous sommes encore à la recherche d’un format et d’un modèle économique adapté.
Enfin, au chapitre des grandes nouveautés, un projet secret va être finalisé en octobre, qui mettra à disposition la puissance du machine learning pour mieux comprendre les problèmes que peut avoir un site web. Et nous allons relancer une activité que nous avions mis de coté au fil des années : l’édition de sites web.

Voilà, vous savez tout, stay tuned for the next episodes…